Grande-Bretagne : Theresa May "a perdu son pari", l'Europe se préoccupe du Brexit

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 Le Premier ministre français Edouard Philippe à Paris, le 6 juin 2017

Le Premier ministre français Edouard Philippe à Paris, le 6 juin 2017

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© AFP, ALAIN JOCARD
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AFP, publié le vendredi 09 juin 2017 à 11h42

Les Européens réagissaient vendredi au revers électoral des conservateurs en Grande-Bretagne en montrant à la fois leur hâte que commencent enfin les négociations sur le Brexit, et leur inquiétude que celles-ci ne se déroulent moins bien en raison de la faiblesse du nouveau gouvernement.

UE

- Président du Conseil européen, Donald Tusk: "Nous ne savons pas quand les discussions sur le Brexit commenceront. Nous savons quand elles doivent s'achever. Faites le maximum pour éviter un +no deal+ (une absence d'accord)".

- Négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier: "Les négociations sur le Brexit devraient débuter quand le Royaume-Uni sera prêt; le calendrier et les positions de l'UE sont claires. Unissons nos efforts pour conclure un accord".

- Commissaire européen au Budget Günther Oettinger : "Nous avons besoin d'un gouvernement capable d'agir, qui peut négocier la sortie de la Grande-Bretagne (...)", et un gouvernement britannique faible pose le risque "que les négociations soient mauvaises pour les deux parties".

- Commissaire européen Pierre Moscovici : Theresa May, "qui devait être confortée, a perdu son pari, et donc est dans une situation moins simple" pour négocier le Brexit

Pays membres de l'UE

- Premier ministre français Edouard Philippe : "une forme de surprise", mais qui ne remet pas "en cause" la position des Britanniques sur le Brexit. "De toutes façons, ce seront des discussions qui seront longues et qui seront complexes".

- Ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallström: "Maintenant place aux pourparlers entre partis. Nous avons hâte de voir un nouveau gouvernement s'installer. Reste à voir quelle incidence aura le résultat des élections sur les négociations du Brexit. Il est essentiel que la séparation soit aussi ordonnée que possible".

- Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka: "Jeremy Corbyn est le véritable vainqueur."

- Ministre tchèque des Affaires étrangères Lubomir Zaoralek: "Je crois qu'il doit être possible de former un gouvernement majoritaire rapidement, pour passer enfin aux négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, après tous ces reports. Le reste de l'UE attend la Grande-Bretagne depuis un an pour diverses raisons".

- Premier ministre néerlandais Mark Rutte: "Les Britanniques ont choisi. Reste à voir ce que cette nouvelle donne va signifier pour le Brexit. Pour cela, il faut attendre." 

- Vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Gowin: "C'est certainement une défaite pour tout le parti conservateur. C'est un mauvais signe aussi pour l'Europe (...) La Grande-Bretagne, un pays important, une des puissances mondiales, s'est trouvée en situation de pat (impasse dans une partie d'échecs - NDLR) en politique intérieure. Cela ne fait qu'aggraver l'incertitude concernant l'avenir de l'Europe".

Norvège

- Ministre norvégien des Affaires étrangères Børge Brende (dont le pays a rejeté à deux reprises une adhésion à l'UE) : "Je crois que l'on n'a vu que le sommet de l'iceberg concernant les difficultés liées à la sortie de l'UE. Les semaines à venir vont être difficiles pour la Grande-Bretagne, plus difficiles que l'on ne l'espérait".

 
11 commentaires - Grande-Bretagne : Theresa May "a perdu son pari", l'Europe se préoccupe du Brexit
  • Avec une majorité relative, Mme May ne peut plus faire de Brexit "à la hussarde" comme elle le souhaitait. Une seule voie de sortie pour elle : accepter un accord comme celui qui lie les pays hors Union Européenne à l'Union Européenne. Celui qui a mis en place l'Espace Economique Européen.

    Un accord a minima comme celui qu'appliquerait l'Organisation Mondiale du Commerce (droits de douane et taxes frontalières) ne conviendra ni au Royaume Uni, ni à l'Union Européenne. Le plus simple serait toutefois à renoncer à toute forme de Brexit et à rester dans l'Union Européenne mais cela ne plaira certainement pas aux ultras, aux souverainistes et aux nationalistes britanniques. De toute façon, c'était une mauvaise décision dès qu'il a été envisagé et proposé à nos voisins anglais.

  • c'est encore eux qui vont nous délivrer du joug allemand comme a chaque fois la France fidèle à elle même n'est gouvernée que par des collabos

  • Qu'ils payent ce qu'ils nous doivent puis nous leur mettrons des droits de douane sur tout ce qui viendra de chez eux, .et des visas avec un coup de pied au cul pour qu'ils débarrassent le plancher et afin qu’ils cessent d’empêcher l’Europe de se construire

  • pas si fous les anglais, ils comprennent bien que l'ultra droite anglaise et la mini tatcher (May) les entraine dans une véritable impasse. On disait la gauche détruite elle est là et bien là, les anglais se raccrochent aux valeurs humaines et sociales et c'est à gauche qu'on les trouve, de plus la gauche anglaise annonce depuis longtemps que le Brexit est une monumentale erreur, les citoyens anglais commencent, mais un peu tard, à s'en rendre compte.

  • Commentaire digne d'un ultra européen
    Les Français ne révolteront quand ils auront le nez dedans !

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