FBI: communication cacophonique de l'administration Trump

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© AFP, John SAEKI
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AFP, publié le samedi 13 mai 2017 à 22h37

Etats-Unis: le limogeage de Comey du FBI, une onde de choc politique qui révèle une communication cacophonique de l'administration de Trump

Le limogeage du patron du FBI James Comey ne provoque pas seulement une onde de choc politique à Washington. Il révèle aussi une communication cacophonique de l'administration de Donald Trump.

La semaine a été particulièrement compliquée pour le nouveau président américain qui est allé jusqu'à menacer sur Twitter - son canal de communication préféré - de supprimer le sacro-saint briefing de la Maison Blanche suivi tous les jours à la télévision et sur internet.

Devant la tempête déclenchée mardi par le renvoi brutal de James Comey, la presse américaine et l'ancienne équipe de communicants de l'ex-président Barack Obama, que Donald Trump accuse de lui être hostile, ont dénoncé ces couacs et le manque supposé de "crédibilité" du milliardaire, qui a fait fortune dans l'immobilier et la télé-réalité.

Il faut dire que la Maison Blanche s'est enferrée dans des explications hasardeuses et contradictoires du limogeage, rarissime, du chef du FBI.

Le président l'a d'abord justifié par le comportement de M. Comey à la fin de l'enquête sur les emails de Hillary Clinton, avant la présidentielle de novembre.

- "Histoire inventée" -

Mais il a ensuite brutalement changé de version en affirmant qu'il avait de toute façon l'intention de se séparer du premier policier des Etats-Unis. Il a même lié sa décision à l'affaire de la collusion supposée de la Russie avec son entourage sur laquelle le FBI enquête. 

"Une histoire inventée", selon M. Trump.

Il a aussi sommé sur Twitter l'ex directeur du FBI de se taire, de ne pas faire fuiter d'informations sur son limogeage. Le président l'a menacé en évoquant des "enregistrements" de leurs "conversations".

Mal à l'aise vendredi, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer n'a pas voulu dire si Donald Trump enregistrait ses discussions dans le Bureau ovale, mais il a nié toute "menace" présidentielle contre James Comey.

Reste que M. Trump a reconnu lui-même une communication confuse.

Il a d'ailleurs prévenu qu'il pourrait supprimer le point de presse quotidien de la présidence, une institution pour les médias américains et internationaux, suivi en direct à la télévision bien au-delà de Washington. Ce briefing est animé depuis fin janvier par Sean Spicer, secondé par Sarah Huckabee Sanders.

Se décrivant comme un "président très actif", l'homme d'affaires a concédé vendredi que ses substituts ne pouvaient pas toujours être parfaitement précis sur le podium.

- "Annuler" les briefings -

Et il a menacé sur Twitter "d'annuler tous les +points de presse+ à l'avenir et de remettre des réponses par écrit pour davantage d'exactitude".

Samedi, Donald Trump a enfoncé le clou sur FoxNews: "Nous n'aurons plus de conférences de presse à moins que je les fasse moi-même toutes les deux semaines. Je pense que c'est une bonne idée", lance-t-il dans un entretien diffusé dans la soirée et dont la chaîne a dévoilé des extraits.

Le septuagénaire dénonce "le niveau d'hostilité incroyable et très injuste" contre "Sarah Huckabee (Sanders), une jeune femme charmante (et) Sean Spicer, un être humain merveilleux et un homme gentil".

Quant au briefing quotidien du département d'Etat, également très suivi par la presse diplomatique et les chancelleries du monde entier, il n'a toujours pas repris depuis fin janvier, hormis durant quelques jours en mars.

- Manque de "crédibilité" -

Si bien que l'équipe de communication sous l'ère Obama est sortie du bois pour tacler l'absence supposée de "crédibilité" de l'équipe Trump.

"L'administration n'a pas encore été confrontée à une crise de sécurité nationale. Quand cela arrivera, l'opinion publique et la communauté internationale regarderont si le président, le vice-président et la Maison Blanche parlent d'une seule voix", souligne auprès de l'AFP Jennifer Psaki, qui dirigea la communication de la Maison Blanche de 2015 à janvier dernier.

A ses yeux, "ce qui s'est passé cette semaine soulève davantage de questions sur leur préparation et sur la valeur qu'ils attachent à la crédibilité et à l'honnêteté". "C'est inquiétant, non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour le monde", critique Mme Psaki, qui fut aussi porte-parole du secrétaire d'Etat John Kerry.

De son côté, l'ancien porte-parole du président Obama, Josh Earnest, a dénoncé sur MSNBC le fait que si son successeur "Sean Spicer n'a pas accès au Bureau ovale avant de faire son briefing (...) c'est de la faute du président des Etats-Unis".

"Rien n'est plus facile ou pathétique que de critiquer", a répliqué Donald Trump devant des milliers de partisans en Virginie.

 
8 commentaires - FBI: communication cacophonique de l'administration Trump
  • On se rappelle l'action de James. D'abord après des mois d'arrêt il annonce qu'il reprend l'enquête sur les libertés de Mme Clinton avec la sécurité des mails, pour prouver son attachement à sa fonction de oonfiance et parce que au nom de l'honnêteté il lui était impossible de faire autrement.
    Puis dans la foulée il découvre avec horreur que le groupe Trump traficote avec les russes et qu'il en a les preuves par son intuition..
    On dirait que le Président Trump connait la chanson française : "allo, allo James, quelles nouvelles ??"

  • Ouf, nous avons évité ce genre de politique.

  • pourquoi ne nous parlent ils pas plutot de l'économie américaine
    de la baisse du chomage revenu à un niveau inférieur à celui d'avant la crise de 2007
    de la hausse généralisée de salaires
    de la hausse du dollar qui fait baisser la valeur de l'euro qui fait que nos importations revienent de plus en plus chere
    etc etc au lieu de celà ils tentent de nous focaliser sur des pécadilles sans interet pour nous

    Cher membre du Fn, les bons points dont vous vous félicitez sont les résultats de la politique d'Obama.
    Ceux de votre héro on les verra dans un an ou deux, et ils risquent d'être fort mauvais.
    Il ne lui restera plus qu'à mettre le monde à feu et à sang pour tenter de les masquer

    Ah oui, le côté "instantané" de la politique...
    Ca ne marche pas comme çà, malheureusement. Quand çà marche comme çà, c'est que les chiffres sont trafiqués.
    Les résultats actuels sont ceux du précédent président...
    La réserve fédérale a arrêté son soutient à l'économie américaine en avril dernier, mais ce n'est pas du à trump...
    C'est dommage d'avoir aussi peu de clairvoyance, et d'avoir accès à des résultats qu'on ne sait pas interpréter.
    L'incompétence, çà mène au désastre, de toutes façons.

    Parce que cela fait plus d'un an que le chômage est revenu à son niveau d'avant 2007. Pour ce qui est de mettre en avant la valeur du dollar par rapport à l'euro : gonflé pour quelqu'un qui défend la sortie de l'euro pour le retour à un franc faible !

    portalis1 etes vous sur de cette desinformation verifiable
    c'est en mars 2017 que le taux de chomage est passé en dessousde 4.5%
    au depart d'obama le taux de chomage etait de 5.8% et le SNAP à 12%

    effectivement ce doit etre grace à obama
    durant ses 2 mandats le chomage a été en dent de scie jusqu'a plus de 10%
    il a baissé de façon continue depuis l'élection de trump "3 mois de maniere consécutive"
    et il y a quelque chose dont jamais personne ne parle c'est le SNAP qui concernait 44.5 millions d'américains au depart d'obama
    si la representante du parti d'obama n'a pas été réélu ce n'est pas par hasard (chez les américains ce n'est pas comme chez nous la sanction est immédiate)
    aux USA ce n'est pas comme en europe les effets economiques aussi sont immédiats

    Fin 2016 le chômage était au plus bas depuis 9 ans (4.6). reportez vous à n'importe quelle courbe. D'ailleurs à qui pourriez vous faire croire qu'un simple effet Trump a fait passer le chômage de 5.8 à moins de 4.5 en deux mois ?

    (Le taux de chômage aux Etats Unis est en baisse constante depuis 2010...)

    dqr33 mais il faut préciser tout de meme que de 2007 à 2010 il etait monté de 5.2% à 10 % puis a baissé pour remonter à 8% 2 ans aprés et sous s'est comporté en dents de scie
    à aucun moment il n'est passé en dessous du seuil de celui de 2006 5.2%
    depuis janvier 2017 la courbe descendante est par contre constante nous verrons si elle se confirme encore ce mois ci et le mois suivant

    désolé portalis1 mais les courbes indiquent qu'il n'est jamais descendu en dessous de 5.2%
    et qu'il n y a jamais eu de baisse de 2 mois consecutifs
    alors que là nous assistons à une baisse de 4 mois consécutif et nous verrons dans 15 jours pour ce mois ci si la tendance se confirme tout en sachant qu'à 3.5% celà reste un chomage de fond du fait de la mobilité
    meme la suisse pays du plein emploi ne passe jamais en dessous de seuil

    Pardon, je me référais aux informations publiées par le Monde, Les échos et le Figaro, mais j'oubliais que vous teniez vos propres statistiques

    vivarais, d'après la courbe du chômage aux Etats Unis que j'ai sous les yeux, rien ne permet de conclure que la baisse continue du chômage ait subit ou ait subi une quelconque influence de l'élection de Trump.

    Ceci dit, si la baisse continue, on pourra peut-être le dire...

    Vous avez du vous tromper de fiches : vieille habitude au FN

  • Le MLP américain nous montre avec éclat ce à quoi nous échappons en maintenant ses pairs français dans la marge d'où ils ne devraient jamais sortir.

    plutot que d'ecouter les médias regarder où en est l'evolution du chomage , de l'economie et des salaires aux USA
    depuis sont investiture il y a plus d'un million de chomeurs en moins et est aujourd'hui à moins de 4.5% soit à un niveau inferieur à celui d'avant la crise
    le banque centrale américaine a été obligé d'intervenir non pour soutenir le dollar mais pour l’empêcher de trop augmenter
    voilà ce qu'il faut regarder plutôt que les ragots des journalistes sur des peccadilles
    pendant ce temps chez nous les entreprises ferment , le chomage augmente (+19 mille en mars) et les salaires et l'euro baisse

  • L'homme de la télé réalité ne veut plus passer à la télé
    L'image deviendrait de plus en plus floue...
    Et l'électeur floué par l'obscurité

    à suivre jour et surtout la nuit...

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