EN IMAGES - Centenaire de Verdun : Hollande et Merkel célèbrent "l'esprit de Verdun"

EN IMAGES - Centenaire de Verdun : Hollande et Merkel célèbrent

Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel à Verdun le 29 mai 2016.

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Orange avec AFP, publié le dimanche 29 mai 2016 à 19h01

Cent après l'enfer de Verdun, le président français et la chancelière allemande ont commémoré ce dimanche l'une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale, appelant à protéger la "maison commune", l'Europe".

Lors de la Première Guerre mondiale, la bataille de Verdun a fait 300.000 victimes dans les camps français et allemand entre février et décembre 2016. Un épisode tragique commémoré ce dimanche 29 mai par l'Allemagne et la France dans cette ville devenue aujourd'hui symbole de paix.

"Ce que nous avons à faire avec la chancelière, ce n'est pas une réconciliation, elle est faite (...), c'est de dire ensemble ce que nous voulons faire dans ce moment précis pour l'Europe", avait précisé François Hollande en amont de la cérémonie, à laquelle ont participé 4.000 jeunes français et allemands, afin de transmettre la mémoire d'une guerre dont le dernier témoin s'est éteint en 2008.

"Le nom est un symbole pour l'inconcevable atrocité et absurdité de la guerre, mais aussi pour les leçons et la réconciliation franco-allemande", a déclaré Angela Merkel, reçue à l'Hôtel de Ville de Verdun, une première pour un dirigeant allemand. "Votre accueil chaleureux n'a rien d'évident pour moi, comme chancelière d'Allemagne", a souligné émue la chancelière allemande. "Verdun est pour la première fois honoré non pour son passé de souffrance, mais pour son message d'espérance", a renchéri François Hollande au côté de la chancelière. "Verdun est une ville qui représente à la fois le pire, là où l'Europe s'est perdue il y a cent ans, et aussi le meilleur, là où la ville a été capable de s'investir, de s'unir pour la paix et l'amitié franco-allemande. Vive l'amitié, l'esprit de Verdun", a conclu le président français. Ils ont ensuite remis le prix De Gaulle Adenauer, récompensant les actions en faveur de la paix, au maire de la ville Samuel Hazard.

Lors de ce discours, François Hollande a par ailleurs fait un lapsus relevé par bon nombre de médias, en débutant son élocution en parlant de la mairie de "Berlin" et non de "Verdun".



Auparavant, les deux dirigeants avaient entamé sous la pluie la journée au cimetière allemand de Consenvoye pour un moment de recueillement, exactement comme le firent Helmut Kohl et François Mitterrand en 1984, avant de se prendre la main devant l'ossuaire de Douaumont, dans un geste devenu celui de la réconciliation franco-allemande. Partageant le même parapluie, ils ont parcouru en devisant le cimetière, où sont enterrés plus de 11.000 soldats allemands, et ont reçu un fac-similé du Livre d'or signé par leurs prédécesseurs.



LE CONFLIT SYRIEN DANS LE DÉBAT

Selon l'entourage du chef de l'État français, le président et la chancelière ont ensuite évoqué les crises internationales, la lutte contre l'organisation État islamique, ainsi que les questions d'actualité européenne, à un mois du référendum britannique qui doit décider le 23 juin du maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Après une visite au mémorial de Verdun rénové, où ils ont été rejoints par les présidents de la Commission européenne et du Parlement européen Jean-Claude Juncker et Martin Schulz, Angela Merkel et François Hollande ont assisté à une scénographie conçue par le cinéaste allemand Volker Schlöndorff avec 3.400 jeunes Allemands et Français devant l'ossuaire de Douaumont.


Lors de cette cérémonie, François Hollande a évoqué, lors des commémorations de la bataille de Verdun dimanche, le gaz utilisé dans le conflit syrien. Alors qu'il parlait avec un adolescent de son arrière-arrière-grand-père gazé pendant la Grande Guerre, le chef d'État français lui a demandé s'il savait que ce gaz moutarde, banni par l'ONU en 1993, avait été utilisé récemment. "Oui, pendant la Deuxième Guerre mondiale?" a répondu l'adolescent. "Non, non, c'est plus récemment en Syrie", a rectifié François Hollande.

PROTÉGER L'EUROPE

Après cette chorégraphie, les deux dirigeants ont chacun prononcé un discours avant de quitter les tranchées. Ils ont tous deux appelé à protéger "notre maison commune, l'Europe" face aux divisions et aux crises. "Notre devoir sacré est inscrit dans le sol ravagé de Verdun, il tient en quelques mots : aimons notre patrie, mais protégeons notre maison commune, l'Europe, sans laquelle nous serions exposés aux tempêtes de l'histoire", a déclaré le président français devant les milliers de croix blanches de la nécropole de Douaumont. "Il est important pour notre survie de ne pas nous renfermer sur nous-même, mais d'être ouverts sur l'autre", avait précédemment déclaré à l'unisson la chancelière allemande.

Les deux dirigeants ont chacun souligné la fragilité d'une Europe où "les forces de la division, de la fermeture et du repli sont à l'œuvre", selon François Hollande, à moins d'un mois du référendum sur une éventuelle sortie des Britanniques de l'UE. L'Europe est un "grand espace fragile" qu'il convient de protéger, a martelé le président français.

Le sort des migrants fuyant par millions les pays en guerre, notamment la Syrie, qu'il avait évoqué avec Angela Merkel lors d'un déjeuner de travail, a aussi été au cœur de leurs discours. Il est important pour la survie de l'Union européenne "de ne pas nous renfermer sur nous-mêmes, mais d'être ouverts pour l'autre", a estimé la chancelière allemande, dont le pays a accueilli plus d'un million de réfugiés en 2015. "La France et l'Allemagne ont des responsabilités particulières", dont celle "d'accueillir les populations qui fuient les drames et les massacres", lui a répondu François Hollande. "Nous ne devons jamais oublier, ici surtout, que l'histoire peut être tragique, qu'elle est faite de bouleversements et d'accélérations qui tout à coup peuvent jeter un pays, une région - on le voit au Moyen-Orient - dans le chaos", a-t-il dit.

 
10 commentaires - EN IMAGES - Centenaire de Verdun : Hollande et Merkel célèbrent "l'esprit de Verdun"
  • Les chances pour l'Europe !!!!!

  • Ils sont à la recherche d'un esprit.
    Après l'esprit Charlie que les gogos ont suivi grâce à une petite étiquette noire, il faut bien trouver autre chose.
    En tous cas, quand ils visitent ces lieux, les gens normaux n'ont pas envie de gambader au milieu des tombes, d'ailleurs notre normal ne l'a pas fait.

  • Sur la photo de couverture on a l'impression que MERKEL demande à HOLLANDE :
    Les morts ils sont placés de droite à gauche.
    La dessus HOLLANDE lui répond :
    Noooon de haut en bas.

  • petit,on m'a toujours dit que l'on necourait pas dans un cimetiere.Mais c'etait avant.Les morts,ca se respecte.Courir ou marcher sur leurs tombes,c'est pietiner leur honneur.Car eux,ils ont eu de l'honneur et du respect pour leurs drapeaux (Français ou Allemand).Par contre,ces 2 clowns,eux,ne doivent pas savoir ce que sont honneur et respect.

  • belle image de la chienlit d’Europe

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