Dure Estrémadure

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Libération, publié le vendredi 21 avril 2017 à 17h16

Mourir c'est retourner à la terre, redevenir poussière, comme on le lit depuis des siècles dans la Génèse. L'homme du potager n'attend pas la mort pour revenir à la terre, il se couche en chien de fusil entre les rangs de tomates, les travées de haricots et les carrés d'aubergines. Eva Holman le découvre là, immobile et mutique, avec sa veste rapiécée, le visage couvert d'anciennes cicatrices. Elle devrait le dénoncer, mais elle ne le fera pas. Le deuxième roman de l'Espagnol Jesús Carrasco, après le très remarqué Intempérie (1), traduit dans une vingtaine de langues, aime les ellipses. Le récit se construit avec minutie à travers les fragments, les souvenirs en lambeaux.

S'il fallait l'inscrire dans un genre, la Terre que nous foulons serait une uchronie. Le…

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