Donald Trump : ce qu'il pense de la France

Donald Trump : ce qu'il pense de la France

Le président américain, Donald Trump, le 15 janvier 2016 en Caroline du Sud.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 09 novembre 2016 à 17h39

"La France n'est plus la France". Le dernier jugement exprimé par Donald Trump sur la France est sans concession.

Après les attentats survenus à Paris, Saint-Étienne-du-Rouvray et Nice, le nouveau président américain avait notamment pointé du doigt les failles sécuritaires de notre pays, "mis en péril par le terrorisme". Il avait également promis de durcir les conditions d'entrée des ressortissants français et allemands sur le sol américain. Seul point positif : contrairement à certains membres du parti Républicain, il avait déclaré en 2015 que les Français étaient "des bourreaux de travail".

Les critiques de Donald Trump sur la France ne sont pas nouvelles : en 1987 déjà, le magnat de l'immobilier s'en était pris à François Mitterrand, qualifiant l'ancien président français de "type arrogant, totalement stupide". Donald Trump s'inquiétait alors - à tort ou à raison - que la France tente de vendre sa technologie nucléaire à d'autres pays, comme le Pakistan. "Une honte", selon lui. En juillet, il a cette fois retenu l'attention après les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray, expliquant lors d'une conférence de presse en Floride que "la France n'était plus la France".

Le milliardaire est revenu à la charge deux mois plus tard, en précisant son propos dans une interview accordée à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles : "J'ai des amis qui vont en France chaque année. Ils adorent ce pays. Je leur ai demandé : et cette année, comme ça s'est passé ? Ils m'ont répondu : 'on ne va plus en France. La France n'est plus la France'". Le candidat républicain avait également assuré qu'il aurait "ouvert le feu", le soir du 13 novembre s'il avait été au Bataclan. "Je serais mort peut-être, mais j'aurais dégainé". Mais les lois françaises sont "extrêmement strictes sur le port d'armes. Du coup, les seuls qui avaient des armes au Bataclan et ailleurs, c'étaient les tueurs ! Pas une balle, pas un projectile tiré en leur direction ! (...) Vous pensez vraiment que, s'il y avait eu dans l'assistance quelques personnes armées et entraînées, cela se serait passé de la même façon ? Je ne le crois pas. Ils auraient tué les terroristes", avait-il alors déclaré.



Ces déclarations n'étaient pas passées inaperçues en France. François Hollande avait notamment répliqué que "la France sera toujours la France parce que la France ne cède jamais et parce que la France, elle porte toujours des idéaux, des valeurs, des principes qui font que nous sommes reconnus partout dans le monde (...) Et c'est quand on s'abaisse qu'on ne se ressemble plus". Manuel Valls avait également répondu sur Twitter, écrivant "#FranceisstillFrance and #Franceisstrong Mr. Trump" (La France est toujours la France et la France est forte, M. Trump).


Sur NBC en juillet, Donald Trump avait également promis d'imposer "un contrôle extrême" aux frontières s'il était élu président, promettant des "enquêtes poussées" sur certains citoyens, notamment français et allemands. Selon lui, ces pays seraient "infectés par le terrorisme" car "ils ont laissé des personnes entrer sur leur territoire". Il avait également promis de "suspendre immédiatement l'immigration de toute nation exposée au terrorisme jusqu'à ce que des mécanismes de contrôle efficaces aient été mis en place".

Sur le plan économique, le millionnaire avait également regretté - en novembre 2015 au micro de RTL - que François Hollande "ne soit pas pour l'esprit d'entreprise". Questionné sur la déclaration de son concurrent républicain, Jeb Bush, sur les "fainéants" français, il avait, au contraire assuré qu'ils étaient "des bourreaux de travail".

 
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