"Désescalade" en Ukraine : Tillerson appelle Moscou à faire le premier pas

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson et le président ukrainien Petro Porochenko à Kiev, le 9 juillet 2017

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AFP, publié le dimanche 09 juillet 2017 à 19h39

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a appelé dimanche la Russie à "faire le premier pas en faveur de la désescalade" dans l'est de l'Ukraine, en proie depuis plus de trois ans à un conflit meurtrier.

Il a ajouté que les sanctions visant la Russie resteraient en place "tant que Moscou ne changent pas" d'attitude. Avant lui, le président américain Donald Trump avait assuré dimanche que les sanctions ne seraient pas allégées tant que "les problèmes ukrainien et syrien" ne seraient pas résolus.

"Il est nécessaire pour la Russie de faire le premier pas en faveur de la désescalade dans l'est de l'Ukraine, en particulier en ce qui concerne le cessez-le-feu et le retrait du matériel militaire", a déclaré M. Tillerson au cours de sa première visite officielle à Kiev.

"Nous appelons la Russie à honorer ses engagements pris dans le cadre des accords (de paix) de Minsk et à user de son influence sur les séparatistes", a-t-il ajouté après une rencontre avec le président ukrainien Petro Porochenko.

Plus de 10.000 personnes, civils et militaires des deux camps, ont trouvé la mort dans l'est de l'Ukraine depuis le déclenchement du conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses en 2014.

Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir militairement et financièrement les rebelles, ce que la Russie a toujours démenti.

Des accords de paix signés à Minsk en février 2015 ont permis une réduction significative des violences dans l'Est, mais ses dispositions sont cependant régulièrement violées et son volet politique est resté lettre morte, les deux camps se rejetant la responsabilité de cet échec.

La visite de M. Tillerson en Ukraine intervient en parallèle à celle du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a appelé dimanche les belligérants à strictement respecter le dernier cessez-le-feu en date, instauré le 24 juin.

M. Tillerson a également commenté la rencontre vendredi en Allemagne en marge du G20 entre Vladimir Poutine et Donald Trump, au cours de laquelle le président russe a une nouvelle fois démenti toute ingérence dans la campagne électorale américaine.

"Nous n'attendions pas d'autre réponse que celle que nous avons reçue", a dit M. Tillerson, faisant allusion aux dénégations de M. Poutine.

"Ce dont nous sommes convenus est de nous pencher sur (...) la manière dont nous devons réagir face à ces questions très complexes de cyber-menaces, cyber-sécurité et cyber-intrusions", a-t-il ajouté.

osh-dg/pop/bds/ib

 
16 commentaires - "Désescalade" en Ukraine : Tillerson appelle Moscou à faire le premier pas
  • NB : j'ai oublié un "s" dans mon message précédent.
    Mais je n'oublierai jamais les sacrifices inouïs des Peuples de l'Union Soviétique dans la victoire sur le nazisme.

  • le president porchenko ? une bonne blague plutot le criminel porochenko

    Steppenwolf  (privé) -

    et un "panama papers" ......... qui nous affirmait (sans rire) vouloir combattre la corruption dans son pays. LOL !.........

  • Steppenwolf  (privé) -

    que les kiéviens commencent par respecter les accords qu'ils ont signé à minsk en adoptant une nouvelle constitution pour l'ukraine : la fédéralisation. et les troubles cesseront dans le dombass.

    Les accords de Minsk ne prévoient aucunement une fédéralisation de l’Ukraine, mais un statut particulier du Donbass, et ceci seulement après le retrait des troupes et mercenaires russes, et la reprise par l’Ukraine du contrôle de toute sa frontière avec la Russie.
    Ceci dit, la Crimée était une république autonome au sein de l’Ukraine et cela n’a pas empêché la Russie de s’en emparer.

    Steppenwolf  (privé) -

    renseigne toi mon petit miky
    la fédéralisation figure bien dans les accords de Minsk. et la Crimée à rejoint la Russie suite à un référendum décidé par le parlement de la république autonome de Crimée.

  • Steppenwolf  (privé) -

    Un préjudice pour l’économie ukrainienne
    L’Ukraine ne dispose pas du poids économique suffisant pour peser contre la Russie. Même si l’Ukraine introduisait des droits de douane sur les marchandises russes, il est peu probable qu’elle ose faire de même avec l’importation des matières premières énergétiques, de loin la première recette des exportations russes en Ukraine.
    La rupture des relations commerciales est bien plus douloureuse pour l’Ukraine que pour la Russie. Malgré la crise sans précédent entre les deux pays, Moscou reste l’un des plus importants partenaires commerciaux pour Kiev, assurant 16,4 % du commerce extérieur ukrainien (selon les résultats d’échanges commerciaux des neuf premiers mois 2015), tandis que cette part n’est que 2,7 % pour la Russie.

  • Steppenwolf  (privé) -

    L'Ukraine est menacée économiquement, l'inflation progresse, et les crédits étrangers ne sont pas capables de sauver l'économie du pays. Kiev devrait reconnaître que ses projets de rejoindre l'UE ont fait fiasco. Même si le Fond monétaire international (FMI) a déployé d'importants efforts afin de l'aider à se rétablir, le risque d'une hyperinflation persiste et le pays s'avance vers un défaut. L'inflation dans le pays a augmenté de plus de 44%, l'année dernière cet indice était de 25%. Si la dévaluation se poursuit à la même cadence, non seulement Kiev épuisera rapidement ses crédits, mais également sa crédibilité.

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