De Seattle à Hambourg, des sommets émaillés de violences

De Seattle à Hambourg, des sommets émaillés de violences

De la fumée lors de la manifestation anti-G20 à Hambourg, en Allemagne, le 7 juillet 2017

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AFP, publié le vendredi 07 juillet 2017 à 15h26

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui perturbent le sommet du G20 à Hambourg s'inscrivent dans une tradition de manifestations, souvent violentes, lors des sommets internationaux.

- 1999: Seattle, acte fondateur -

En décembre 1999, à Seattle (nord-ouest des Etats-Unis), la 3e conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui devait être le grand rendez-vous mondial du libre-échange, est bouleversée par une démonstration de force spectaculaire des opposants à la mondialisation, conduisant les autorités à décréter l'état d'urgence et un couvre-feu dans le centre-ville.

Ces émeutes provoquent des millions de dollars de dégâts et entraînent l'arrestation de 600 personnes. C'est à cette occasion que les groupuscules anarchistes "Black blocks" ont acquis leur notoriété.

- 2000: violences récurrentes -

En septembre, des manifestations antimondialisation donnent lieu à de violents combats de rue, entre anarchistes et policiers anti-émeutes, dans la capitale tchèque lors de l'assemblée annuelle du FMI et de la Banque Mondiale. Près de 900 personnes interpellées, plusieurs centaines de personnes blessées, dont 123 policiers.

Trois mois plus tard, en marge du sommet de l'Union européenne à Nice (sud de la France), des heurts entre des milliers de militants altermondialistes et forces de l'ordre font 24 blessés parmi les policiers. Une quarantaine de manifestants sont arrêtés.

- 2001: premier mort à Gênes

En juillet, le sommet du G8 à Gênes (Italie) est marqué par de violents affrontements entre militants antimondialisation et forces de l'ordre: un jeune autonome italien est tué d'une balle dans la tête par un carabinier et plus de 500 personnes sont blessées. Les dégâts sont considérables. Plus de 200 personnes sont interpellées, dont 45 supposées appartenir aux "Black blocks".

Les mois précédents plusieurs sommets avaient déjà été émaillés d'incidents: Forum économique mondial en janvier à Davos (120 arrestations à Zurich), sommet des Amériques à Québec en avril (400 arrestations, 19 policiers blessés), sommet de l'UE à Goeteborg (Suède) en juin (500 arrestations).

- 2007: un millier de blessés à Rostock -

Le 2 juin, à la fin d'une grande marche pacifique organisée contre le sommet du G8 à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne), des heurts opposent forces de l'ordre et activistes des "Black blocs" dans la ville voisine de Rostock, faisant un millier de blessés, dont 430 policiers.

Les autorités allemandes, échaudées par les sommets internationaux et leurs cortèges de manifestations, avait pourtant délibérément organisé le sommet dans un lieu isolé, une minuscule station balnéaire sur la mer Baltique coupée du monde par une barrière métallique de 12 kilomètres.

- 2009: un mort à Londres -

Le 1er avril, en marge d'un défilé contre le G20, des manifestants s'attaquent à une banque du centre de Londres. Un passant, frappé et jeté au sol par un policier, succombe à une hémorragie interne.

Trois jours plus tard, lors du sommet de l'Otan à Strasbourg (est de la France), 2.000 "Black blocs" cagoulés et armés de barres de fer, mêlés à une manifestation pacifique, dévastent un quartier de la ville, incendiant plusieurs bâtiments. Une centaine de policiers sont blessés, 330 personnes interpellées.

En décembre, le sommet sur le climat à Copenhague donne lieu à des manifestations quasi-quotidiennes dans la capitale danoise. Le 12, 300 manifestants vêtus de noir brisent vitrines et voitures à coups de pavés et de marteaux. Au total, quelque 1.800 personnes seront interpellées. 

fm/vdr/mr 

 
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