Brexit: Pas de siège pour l'Ecosse dans les négociations, selon May

Brexit: Pas de siège pour l'Ecosse dans les négociations, selon May

La Première ministre britannique Theresa May le 19 mai à Edimbourg

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AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 19h39

La Première ministre britannique Theresa May a refusé vendredi que les indépendantistes au pouvoir en Ecosse siègent à la table des négociations du Brexit, en présentant à Edimbourg le programme de son parti pour les législatives du 8 juin.

"Pendant ces négociations, je négocierai en tant que Première ministre du Royaume-Uni. Nous continuerons de discuter et de travailler avec le gouvernement écossais et les autres administrations régionales, mais concernant ceux qui seront à la table de négociations, le choix du 8 juin est très clair, ce sera moi ou Jeremy Corbyn", le chef de l'opposition travailliste, a déclaré Theresa May.

Elle a ainsi rejeté une demande de la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon, qui souhaite un maintien de l'Ecosse dans l'UE ou tout du moins dans le marché unique européen, puisque la région a majoritairement voté contre le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

Mme Sturgeon avait ainsi appelé le 14 mai les Ecossais à voter le 8 juin pour son parti SNP (parti national écossais) pour lui donner les moyens "de renforcer les cartes de l'Ecosse dans ces négociations, d'obtenir un siège à la table des négociations et d'argumenter en faveur de la présence de l'Ecosse dans le marché unique".

"Etant donné qu'elle veut que l'Ecosse quitte le Royaume-Uni et que l'Ecosse soit dans l'UE, on peut se demander de quel côté de la table des négociations elle veut être assise", a fait valoir vendredi à l'AFP la cheffe des Conservateurs écossais Ruth Davidson. "Le Royaume-Uni négociera avec les 27 membres de l'UE. Ils négocieront pour l'ensemble du pays", a-t-elle dit en écho à Theresa May.

Celle-ci a répété que ce n'était "pas le moment" pour un second référendum d'indépendance susceptible "de diviser" les Britanniques.

"Il ne doit pas avoir lieu s'il n'y a pas un consensus public" pour que ce soit le cas, a renchéri Ruth Davidson.

Nicola Sturgeon, soutenue par le Parlement écossais dominé par le SNP, réclame à Londres la tenue d'un second référendum d'indépendance, après celui de septembre 2014.

Pour le député SNP Angus Robertson, "Theresa May est venue à Edimbourg pour faire passer un message simple aux Ecossais: restez à votre place (...) Tout député conservateur élu en Ecosse fera passer le Brexit dur de Theresa May avant les emplois en Ecosse qu'ils devraient protéger", a-t-il affirmé.

 
3 commentaires - Brexit: Pas de siège pour l'Ecosse dans les négociations, selon May
  • La démocratie a la mode de Mme. Theresa May (enfin l'idée qu'elle se fait de la démocratie). J'espère que le SNP sera suffisamment puissant pour obliger Mme la Première Ministre à écouter un peu plus ses opposants. Mais elle a tellement peur d'un référendum pour l'indépendance de l'Ecosse qu'elle sait perdu.

    Valois un peu de culture ne fait jamais mal et lorsque vous parlez des britanniques n'écrivez pas les anglais.
    Quand aux leçons de démocratie donné par les anglais, référez-vous au "bloody Sunday"

    on ne prend pas pour négocier quelqu'un qui va tout faire pour faire capoter les negociations
    çà coule de source
    lorsque l'on negcie on le fait contre ceux qui sont contre nous mais pas en plus contre ceux qui sont avec nous

  • cette première ministre a un sens particulier de la démocratie

    la democratie c'est le respect du choix du brexit
    lorsque l'on va négocier on ne prend pas des gens qui sont contre le brexit et ce choix démocratique et qui vont tout faire pour le faire capoter
    n'importe qui peut le comprendre
    les BG ont fait le choix du brexit ; democratiquement respectons le

    Respecter le choix des GB c'est bien, mais nos "patriotes" actuels ne respectent pas le choix démocratique des français de ne pas les mettre au pouvoir...

    CatonAncien  (privé) -

    la GB a elle un vrai régime démocratique comprenant la liberté d'expression et un scrutin à un tour contrairement à notre république bananière qui la condamne par la loi du communiste Gayssot (adulé par alphabet ...) et se maintient au pouvoir grâce à un scrutin de tripatouilleur

  • Les anciens sujets du roi de France ne vont pas être contents...

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