Avant le G20, Poutine critique protectionnisme et sanctions contre la Russie

Avant le G20, Poutine critique protectionnisme et sanctions contre la Russie

Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 30 juin 2017

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AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 11h26

Le président russe Vladimir Poutine a critiqué jeudi, à la veille du sommet du G20 à Hambourg, le protectionnisme commercial et les sanctions économiques occidentales contre la Russie, y voyant une forme de protectionnisme caché.

Les sanctions décrétées contre Moscou par les Américains et les Européens sur fond de crise ukrainienne "ne sont pas seulement sans perspective, mais vont à l'encontre des principes du G20 sur une coopération dans l'intérêt de tous les pays du monde", écrit le dirigeant russe dans une tribune publiée dans le journal économique allemand Handelsblatt.

"Le protectionnisme évolue en une règle de conduite, et des sanctions unilatérales, décidées pour des raisons politiques sur les investissements, le commerce et en particulier le transfert de technologie en deviennent une forme cachée", critique Vladimir Poutine.

Fin juin, l'UE a prolongé de six mois les sanctions contre la Russie, jusqu'au 31 janvier 2018, faute d'avancement dans la mise en œuvre des accords de Minsk devant permettre une trêve des combats et un dialogue politique entre les rebelles prorusses et le gouvernement ukrainien.

Ces sanctions économiques, couplées à l'effondrement du prix du pétrole, avaient plongé la Russie dans sa plus longue récession depuis l'arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine en 2000, et le pays commence à peine à se remettre.


"Je suis convaincu que seules des relations commerciales ouvertes, basées sur des normes et des standards uniformes peuvent stimuler la croissance de l'économie mondiale et favoriser une progression des relations entre Etats", plaide Vladimir Poutine qui doit rencontrer, à l'occasion du G20, son homologue américain Donald Trump, connu pour ses positions protectionnistes en matière de commerce .

 
5 commentaires - Avant le G20, Poutine critique protectionnisme et sanctions contre la Russie
  • Steppenwolf  (privé) -

    En Russie les contre sanctions russes en réponse aux sanctions occidentales ont amené des investissements dans l’agriculture et un développement de la production agricole. Les fermiers russes disent maintenant : « Ne levez pas les sanctions ! » Magnit, la chaîne de supermarchés a développé le commerce de détail le plus important de Russie. Elle a énormément investi dans des serres pourvues d’une technique de pointe d’irrigation goutte à goutte, qui produisent de considérables quantités de concombres, tomates et autres légumes de grande qualité, que les supermarchés distribuent dans la Russie tout entière.

  • Il n'a pas tort ! Mais faut bien faire plaisir à notre ami Trump !

  • Steppenwolf  (privé) -

    La Russie est un pays capitaliste avec un secteur étatique fort. Le gouvernement joue un rôle important dans des secteurs de l’économie comme les transports publics, l’industrie de la défense, l’extraction des ressources, l’enseignement et la santé. Tous les citoyens peuvent profiter d’un système de sécurité sociale mais il y aussi un système de soins privé, tout comme il y a un enseignement privé. Il y a trois grandes chaînes de télévision contrôlées par le gouvernement qu’elles soutiennent. En même temps, on a de nombreuses chaînes qui critiquent le gouvernement et qui soutiennent différents partis d’opposition. Les journaux et les magazines n’approuvent pas, pour la plupart, le gouvernement.

  • Steppenwolf  (privé) -

    Même si les liens politiques et économiques avec l’Europe sont toujours importants, la Russie regarde de plus en plus vers l’est. Le « partenaire stratégique » de la Russie est la Chine, et ce, d’un point de vue économique, politique et militaire. Aux Nations Unies, les deux pays ont tendance à voter de la même façon. Après le colossal accords gazier de fourniture russo-chinois, ils ont en projet d’énormes investissements pour un réseau de transport ferroviaire appelé « la Nouvelle route de la soie » qui reliera l’Asie et l’Europe. la Russie est un pays eurasien. Le trait d’union entre l’Europe et l’Asie.

  • Il faudrait peu de choses pour trouver un consensus , si nous acceptons une crimée russe et que d'autre part la russie se désengage de l'est ukrainien et reconnaisse une ukraine indépendante et souveraine partie prenante de l'europe , alors tout le monde serait gagnant pour l'avenir .
    La Russie pourra retrouver prospérité et puissance qui compte .Elle a toujours été en europe depuis des siècles .

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