Attentats en Catalogne: un suspect en fuite, un imam disparu et des jihadistes à identifier

Chargement en cours
 La maison d'Alcanar soufflée mercredi par une explosion fortuite, où les jihadistes responsables des attentats de jeudi en Espagne préparaient des explosifs, le 20 août 2017 
 
 
A Alcanar, au sud-ouest de Barcelone, une maison occupée par les jihadistes responsables des attentats du 17 août à Barcelone, a été soufflée mercredi par une explosion fortuite, photographiée le 20 août 2017

La maison d'Alcanar soufflée mercredi par une explosion fortuite, où les jihadistes responsables des attentats de jeudi en Espagne préparaient des explosifs, le 20 août 2017


A Alcanar, au sud-ouest de ...

1/7
© AFP, JOSE JORDAN
A lire aussi

AFP, publié le lundi 21 août 2017 à 04h36

Les autorités espéraient lundi pouvoir fournir l'identité de tous les membres de la cellule jihadiste responsable du double attentat qui a fait 14 morts en Espagne, alors qu'un suspect est toujours en fuite et qu'un imam au passé trouble a disparu.

Cette cellule d'une douzaine de personnes a été neutralisée, mais un des suspects, Younès Abouyaaquoub, un Marocain de 22 ans, est toujours recherché, sans que la police sache s'il se trouve encore en Espagne.

Un imam marocain, Abdelbaki Es Satty, âgé d'une quarantaine d'années, est soupçonné d'avoir radicalisé les jeunes qui auraient rejoint le groupe jihadiste ayant commis les attentats de Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, en Catalogne (nord-est).

Mais depuis mardi il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu'il ait péri dans l'explosion mercredi soir dans une maison à Alcanar, en Catalogne, où la cellule à l'origine de la double attaque préparait "un ou plusieurs attentats
.

La presse espagnole s'interroge sur son séjour en 2016 en Belgique, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles. Selon des sources citées lundi par le quotidien El Pais, il s'est rendu au cours des deux dernières années en Belgique, mais aussi au Maroc et en France, et il aurait peut-être été en contact avec un dirigeant du groupe Etat islamique (EI).

Par le passé, Abdelbaki Es Satty avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs, ont indiqué des médias espagnols.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

- Substances explosives -

Dimanche, près de 2.000 personnes ont rendu hommage aux victimes des attentats lors d'une messe organisée dans l'emblématique basilique de la Sagrada Familia à Barcelone.

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, était assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec lequel les différends se multiplient autour de ses projets indépendantistes.

Douze des 14 personnes tuées dans les attentats ont été formellement identifiées. Parmi elles, un petit garçon de sept ans australo-britannique dont la famille avait diffusé un avis de recherche déchirant, et un autre enfant, espagnol, de trois ans.

Dimanche après-midi dix personnes étaient encore entre la vie et la mort.

Le bilan aurait pu être encore plus lourd. Le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero, a révélé que les auteurs des attaques s'apprêtaient à commettre "un ou plusieurs attentats" de "manière imminente", quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques.

Dans cette maison d'Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu'ils occupaient depuis environ six mois, les jihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté à l'AFP avoir vu depuis avril quatre hommes "qui parlaient tous français", aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

L'inspection de leur repaire a permis de découvrir des substances explosives, y compris des traces de TATP, explosif prisé des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats, car il se fabrique avec des ingrédients en vente libre.

Moins de 24 heures après la déflagration qui s'est produite mercredi soir, la cellule a perpétré le double attentat au véhicule-bélier à Barcelone et à Cambrils.

- Hommage au Camp Nou -

Dans la soirée, les Barcelonais ont vécu un autre moment de communion, très spécial, dans leur cher Camp Nou, où le Barça a remporté un succès poignant face au Betis Séville (2-0) pour la reprise du Championnat de football d'Espagne.

Les joueurs arboraient un brassard noir et leurs noms sur les maillots avaient disparu pour laisser place à un sombre "Barcelone".

Maarten Demunster, un spectateur belge de 44 ans a refusé d'annuler son billet contrairement à ce que d'autres avaient fait.

"J'ai eu peur. Forcément. (...) mais ne pas venir, c'est exactement ce qu'ils veulent", a-t-il confié à l'AFP.


Lundi dans la soirée, une manifestation de la communauté musulmane contre le terrorisme est prévue à Barcelone.
 
86 commentaires - Attentats en Catalogne: un suspect en fuite, un imam disparu et des jihadistes à identifier
  • Et l'on vient nous dire qu'il ne faut pas tout confondre. Quand l'on dénonce l'insuffisance des moyens donnés , les impossibilités imposées aux représentants des autorités qui garantissent la sécurité des hommes quels que soient les lieux et les moments fussent-ils religieux sous couverts de prétextes fallacieux que les mal pensants et et autres pervers mettent à profit pour s'abriter et se sécuriser eux mêmes dans ces lieux interdits. Mineurs ou tous jeunes gens , dont les parents eux mêmes avouent ne pas voir découverts les changements spirituels et comportementaux. Et l'on nous dit qu'il ne faut rien changer à cette société qui permet et favorise les semences de la terreur et de la dévastation et des ravages terroristes . Ce sont les modes de vie qui sont à remettre en question, c'est le domaine des libertés , un possible recul des limites de certaines libertés qu'il convient de reconsidérer, quand trop de liberté apporte la preuve que ces abus de liberté conduisent à la privation de la liberté autres , en particulier val liberté de vivre en toute sécurité en tous temps en tous lieux du territoire National. Pire qu'elles permettent à ceux qui en abuse et qui s'en servent à cette fin de prendre la vie d'autrui à leur seule convenance. Nul ne peut porter teinte à la liberté de religion ? Soit mais inversement nulle religion ne peut être le support de possibilités d'excés de liberté pouvant conduire aux dramatiques événements que l'on subits indistinctement . Les lieux sont sacrés , églises,temples, mosquées, etc.... stop... quand la religion n'est plus en mesure d'assurer elle même les seuls l'objets de leur stricte et spirituelle mission alors les interdits doivent être levés. Il en va de la sécurité d'une partie de l'humanité. Les opposants à ces évidences ont-ils donc tant de choses à cacher à ceux qu'ils qualifient de profanes ou d'infidéles.? Où veulent -ils tout simplement imposer par la force et à leur manière leur seule et unique vision de la vie humaine sur terre. ? Telles sont les vraies questions à se poser ?

  • Une MESSE catho pour aller à l'encontre des actions de tarés islamistes !?
    Depuis quand les méthodes d'une secte valent mieux que celles d'une autre ?
    L'église catho a la mémoire courte !
    Les dérives, les massacres et les tortures de l'inquisition, la saint Barthélémy, les guerres de religion, les croisades, la collaboration avec des régimes fascistes, la lobotomie et la chape de plomb imposée pendant des siècles sur les populations ne permettent pas de donner des leçons !!!
    TOUTES les religions conduisent à des pratiques extrémistes !

    Les références récurrentes à l'inquisition et au Moyen Age sont hors de propos.
    La religion catholique a su évoluer et a fini par trouver sa place dans la société, à l'inverse de celle qui pose des problèmes actuellement et qu'on n'a même plus le droit de nommer.

    A Irina :
    On nous parle à longueur d'années du devoir de mémoire pour des faits récents qui ne doivent effectivement pas être oubliés.
    Mais pourquoi y a-t-il des faits qui sont l'objet d'un "devoir de mémoire" et d'autres qui ne le sont pas et pour lesquels, si on vous suit, il y aurait presque comme "un devoir d'oubli" ?
    Alors j'adhère à votre remarque "la religion catholique a su évoluer" (ou elle a dû le faire du fait de la déchristianisation de la société ?)
    Par contre je ne vois pas en quoi le rappel des errements du catholicisme serait "hors de propos"

  • Les frontieres sont bien gardéees à quand le retour des douaniers avec controle de toutes ces grosses voitures noires

  • Un en fuite, l'autre disparu...Pourquoi ne pas écrire...les deux en fuite, donc ? Je croyais que la filière avait été anéantie...Bof pas d'inquiétude, ils sont en France....ou en Belgique...on passe tellement facilement !

  • je comprends plus rien, à la suite d'un vol d'electroménager et pour avoir été garé, on va dire au mauvais endroit, à proximité d'une sortie de secours d'un super marché, une cliente du magasin, une femme de soixante ans, a vu débarqué chez elle un escadron de gendarmerie !
    ne faudrait-il pas changer nos priorités en matière de sécurité, mamy Groucho qui fait ses courses craint moins que le danger réel qui nous menace un peu plus tous les jours

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]