Attaque chimique en Syrie: l'OIAC doit aller sur le terrain, selon Lavrov

Attaque chimique en Syrie: l'OIAC doit aller sur le terrain, selon Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le 14 avril 2017 lors d'une conférence de presse à Moscou avec ses homologues iranien et syrien

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AFP, publié le vendredi 14 avril 2017 à 15h52

Syrie: la Russie critique l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) pour son incapacité à enquêter sur le terrain

La Russie a critiqué vendredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) pour son incapacité à enquêter sur le terrain en Syrie après l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, souhaitant que des experts américains et russes se joignent à l'enquête.

"Il est inacceptable que (l'OIAC) analyse ce qui s'est passé à distance", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Moscou avec ses homologues iranien et syrien.

M. Lavrov a par ailleurs estimé qu'une enquête "transparente" de l'OIAC nécessite l'apport "d'experts indépendants, de groupes supplémentaires d'experts qui représenteront les pays de la région, la Russie, les Etats-Unis et l'Europe".

Selon le ministre russe, les équipes de l'OIAC "ne se rendent jamais sur les lieux des incidents qui se produisent sur les territoires contrôlés par l'opposition armée, au prétexte qu'ils n'y seront pas en sécurité".

Dans le cas de l'attaque chimique présumée sur le fief rebelle de Khan Cheikhoun, qui a causé la mort de 87 civils, des factions rebelles se seraient dit prêtes à garantir la sécurité des inspecteurs de l'OIAC, selon M. Lavrov.

"Ils ne peuvent pas avancer d'arguments convaincants", a-t-il poursuivi au sujet du refus de l'OIAC de se rendre sur le terrain. 

Dans un communiqué, l'OIAC avait dit jeudi avoir analysé les informations disponibles et dressé des "évaluations préliminaires" selon lesquelles la réalité de l'attaque chimique est "une allégation crédible".

Mercredi, Moscou a présenté son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité demandant une enquête internationale sur cette attaque.

Les déclarations de M. Lavrov intervenaient à l'occasion d'une rencontre à trois avec Mohammad Javad Zarif et Walid Mouallem, ses homologues iranien et syrien.

Alors que Moscou et Téhéran sont les plus fidèles alliés de Bachar al-Assad, les trois ministres ont à nouveau condamné la frappe américaine contre une base aérienne syrienne, la semaine dernière, ordonnée en réponse aux événements de Khan Cheikhoun.

Selon M. Lavrov, Washington est à la recherche "d'une excuse pour un changement de régime" en Syrie, assurant que "ces tentatives ne réussiront pas".

 
12 commentaires - Attaque chimique en Syrie: l'OIAC doit aller sur le terrain, selon Lavrov
  • Avec sa mauvaise foi habituelle la Russie manie la langue de bois pour essayer de noyer le poisson. Car c'est bien une enquête d'experts indépendants sur cette attaque aux armes chimiques en Syrie qui a été proposée au conseil de sécurité de l'ONU et contre laquelle la Russie a opposé son véto pour empêcher qu'elle n'ait lieu jetant par la même le soupçon de vouloir masquer la réalité.

  • La Russie utilise la langue de bois. Une enquête d'experts indépendants sur cette attaque aux armes chimiques ! C'est bien la motion qui a été déposée au conseil de sécurité de l'ONU et contre laquelle la Russie a opposé son véto pour empêcher qu'elle n'ait lieu jetant par la même le soupçon de vouloir masquer la réalité.

  • La Russie manie la langue de bois. Une enquête d'experts indépendants sur cette attaque aux armes chimiques ! C'est bien la motion qui a été déposée au conseil de sécurité de l'ONU et contre laquelle la Russie a opposé son véto pour empêcher qu'elle n'ait lieu jetant par la même le soupçon de vouloir masquer la réalité.

  • La Russie fait de la langue de bois. Une enquête d'experts indépendants sur cette attaque aux armes chimiques ! C'est bien la motion qui a été déposée au conseil de sécurité de l'ONU et contre laquelle la Russie a opposé son véto pour empêcher qu'elle n'ait lieu jetant par la même le soupçon de vouloir masquer la réalité.

  • Changement d'avis de Poutine car hier il mettait un veto a la proposition d'enquète de l'onu dans le but évident de protéger Assad et aujourdh'ui il demande une enquète s'étant sans doute aperçu que son veto risquait d'entrainer une réaction unilatérale des usa au vu du dernier reportage en direct de washington qui dit ceci : '' Le renseignement américain est sûr de lui. "Il dispose d'un certain nombre de conversations téléphoniques enregistrées peu de temps avant l'attaque chimique entre généraux syriens qui font directement référence à la proximité de cette attaque et à son caractère exceptionnel même s'ils ne parlent pas d'armement chimique directement. Par ailleurs, le renseignement américain sait depuis plusieurs mois qu'entre 3 et 5% de l'armement chimique dont disposait le dictateur syrien en 2013 demeure caché en Syrie. Bachar Al-Assad est le responsable de l'attaque pour Donald Trump qui le qualifie de boucher ou d'animal ''. ( fin du reportage ).
    Après çà il ne reste plus qu'a attendre l'avis de Trump, va t il se laisser embarquer dans de nouvelles longues procédures et roulages dans la farine ? This is the question .

    humaminor  (privé) -

    Le 5 février 2003 Colin Powell prononçait un discours à l’ONU sur les armes de destruction massive en Irak et les liens de Saddam Hussein avec Alquaïda. Dix ans plus tard il avoue avoir été berné par la CIA, tout était faux. En regardant la vidéo du 5 février 2003, c’est confirmé, tout y est, les armes chimiques, l’écoute téléphonique, confirmé par les services de renseignements. Ils manquent sérieusement d’imagination mais continuent à convaincre les plus crédules.

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