Après Washington et Hollywood, Trump s'énerve contre les sportifs

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 Le président américain Donald Trump, le 22 septembre 2017 à Huntsville en Alabama

Le président américain Donald Trump, le 22 septembre 2017 à Huntsville en Alabama

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© AFP, Brendan Smialowski
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AFP, publié le samedi 23 septembre 2017 à 21h42

Après avoir éreinté l'élite politique de Washington et le gratin d'Hollywood, le président américain Donald Trump s'en prend aux sportifs accusés de déshonorer l'Amérique par leur opposition à la nouvelle administration.

"Aller à la Maison Blanche est considéré comme un grand honneur pour une équipe du championnat. Stephen Curry hésite, donc l'invitation est retirée", a tweeté samedi matin le président américain à l'adresse du meneur-vedette des Golden State Warriors, vainqueur de la finale du Championnat de basket-ball (NBA).

Curry a affirmé vendredi qu'il déclinerait une éventuelle invitation du président, une vieille tradition pour les équipes titrées dans l'un des grands championnats professionnels ou universitaires.

- 'Se battre pour quelque chose' -

"C'est évident, on ne va pas se précipiter pour prendre une décision dont il faut mesurer la signification", a-t-il dit sur la chaîne sportive ESPN, alors que la réception n'avait jusqu'ici pas été annoncée officiellement. 

Son absence serait selon lui "une déclaration" qui "encourage l'unité, nous encourage à mesurer ce que cela signifie d'être Américain et se battre pour quelque chose". Il a confirmé plus tard qu'il ne voulait "pas y aller".

Curry a reçu des renforts de poids: "Aller à la Maison Blanche était un honneur avant que tu y sois", a tweeté à l'adresse de M. Trump l'autre vedette du sport roi aux Etats-Unis, LeBron James, finaliste cette année avec Cleveland. "Steph: considère cette annulation comme une distinction honorifique", a affirmé le syndicat des joueurs sur son compte Twitter. "Je me demande encore comment ce gars dirige le pays", a ironisé dans un tweet, Draymond Green, un coéquipier de Curry.

Depuis son sacre en juin, l'équipe d'Oakland est dans une opposition marquée au président Trump. Kevin Durant, autre joueur emblématique, avait annoncé en août qu'il boycotterait aussi la visite.

"Je ne respecte pas la personne qui occupe le poste en ce moment, je ne suis pas d'accord avec lui, je vais faire entendre ma voix en ne m'y rendant pas", avait-il expliqué.

Selon Durant, les joueurs n'ont pas digéré les propos du président américain, qui avait renvoyé dos à dos les suprémacistes blancs et les antifascistes pour les violences de Charlottesville (est), où un sympathisant néo-nazi a tué une contre-manifestante en la percutant avec son véhicule.

L'entraîneur des Warriors Steve Kerr, qui a aussi critiqué Trump, avait toutefois estimé qu'accepter l'invitation "pourrait avoir des répercussions très positives".

- 'Viré' -

Donald Trump s'en était aussi pris vendredi au Championnat de football américain (NFL), appelant à "virer" les joueurs qui "manquent de respect" au drapeau américain. 

Il visait, sans le nommer, l'ancien quarterback des San Francisco 49ers, Colin Kaepernick. En août 2016, il s'était agenouillé pendant la diffusion de l'hymne américain, pour protester contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers blancs. Kaepernick, 29 ans, est sans équipe depuis l'expiration de son contrat en mars.

"Est-ce que vous n'aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d'équipe) de NFL dire, quand quelqu'un manque de respect à notre drapeau, +sortez-moi ce fils de pute du terrain, il est viré, viré!+", a dit M. Trump lors d'un discours vendredi dans l'Alabama (sud).

Le patron du syndicat des joueurs de NFL, DeMaurice Smith, lui a rappelé sur Twitter que les sportifs étaient aussi des "citoyens" jouissant de "droits constitutionnels". Le grand patron du Championnat, Roger Goodell, a regretté dans un communiqué les "commentaires clivants" du président qui "montrent malheureusement un manque de respect pour la NFL".

Ce qui n'a pas empêché le président de poursuivre la polémique sur Twitter. "Si un joueur veut avoir le privilège de gagner des millions de dollars dans la NFL ou dans les autres Ligues, il ou elle ne devrait pas pouvoir manquer de respect à notre grand drapeau (ou pays) et devrait rester debout pour l'hymne national. Sinon, VOUS ETES VIRÉS. Trouvez autre chose à faire".

Donald Trump avait reçu en avril les New England Patriots, vainqueurs du Super Bowl, la finale du Championnat. Mais sans le joueur-vedette de l'équipe, le quarterback Tom Brady, absent pour "raisons familiales", ni plusieurs autres Patriots qui avaient fait état de divergences politiques avec le président.

 
7 commentaires - Après Washington et Hollywood, Trump s'énerve contre les sportifs
  • comme je l'ai dit souvent, cet homme est dangereux pour la planète, j'espère qu'il ne fera pas son mandat complet. heureusement qu'il n'est pas en france car il me ferait honte

  • Fera t il ses 4 ans ??? En tout cas il va droit vers la guerre avec la Corée .. comme Bush avec l'Irak.. comme Poutine avec la Crimée .. comme tout bon dictateur pour faire passer ses incapacités à gérer son pays

  • pas grave, information sans aucun interrêt !

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    humaminor  (privé) -

    En pleine crise, Trump le patron est capable de démocratiser son pays en virant tous ceux qui n’ont pas voté pour lui, c’est-à-dire la majorité des Américains. Il n’a pas encore compris qu’il y a une grosse différence entre le président d’un pays un peu démocratique et ses sociétés où il a le pouvoir absolu.

  • TCP - tous contre trump - OK . Il reste que tous ces grands esprits démocrates ont totalement perdu de vue qu'ils vivent aux dépends des contribuables américains . Quelle différence avec leurs collèges des démocraties communistes ?

    Qu'est-ce que c'est que cette salade ? Moi, je ne vis pas au crochet du contribuable américain, par contre ce pays nous a mis dans la mouise avec ses subprimes et nous en subissons les conséquences désastreuses ! Vous devriez y réfléchir un peu !

    Chico, ce n'est pas nous qui vivons aux dépends des contribuables américains, mais les américains qui avec leur déficit budgétaire annuel abyssal, vivent aux dépends du reste du monde. Leur dette extérieure pour assurer leur train de vie est colossale et ne cesse de grandir. Le problème pour eux c'est, qu'en coulisses, les chinois rachètent minutieusement toutes leurs dettes.

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