A Mossoul dévastée, on rêve de reconstruction et d'une vie normale

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 Des enfants irakiens lavent une voiture à Mossoul, le 12 juillet 2017

Des enfants irakiens lavent une voiture à Mossoul, le 12 juillet 2017

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© AFP, FADEL SENNA
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AFP, publié le jeudi 13 juillet 2017 à 17h15

Près du vieux Mossoul ravagé par les combats, Maher Al-Nejmawi observe avec satisfaction un ouvrier en train de repeindre son échoppe, abandonnée depuis plusieurs mois.

"Ici une voiture piégée a explosé, là une roquette a touché l'immeuble", raconte le jeune irakien de 29 ans, spécialisé dans la vente de pneus et de batteries de voitures.

La peinture blanche encore fraîche contraste avec la grisaille du paysage environnant: Des rues jonchées de gravats et de ferrailles sont bordées d'immeubles à moitié effondrés et d'échoppes abandonnées aux rideaux de fer criblés de balles. 

Alors que les autorités irakiennes viennent d'annoncer leur victoire contre les jihadistes du groupe État islamique (EI) à Mossoul, les habitants des quartiers ouest de la ville défigurée par les bombardements et les tirs d'artillerie s'efforcent de retrouver un semblant de normalité.

Devant sa maison, Salem Abdel Khalek supervise des ouvriers qui posent des briques de ciment pour reconstruire des échoppes attenantes.

"La violence des frappes aériennes et les explosions des voitures piégées faisaient trembler les maisons, qui sont vétustes. Ces échoppes ont été endommagées, on avait peur qu'elles ne s'écroulent, on les a détruites pour mieux les reconstruire", explique ce père de huit enfants, dont le plus âgé a 12 ans.

- Glaces et poulets rôtis -

Sur une artère commerçante du quartier de Mossoul al-Jadida, les ordures ont envahi la chaussée, faisant planer une odeur fétide dans l'air. Devant un marchand de glaces, un large cratère creusé par un bombardement dévoile des canalisations endommagées.

Mais au pied des immeubles éventrés, les boutiques ont rouvert leurs portes. Des tables et chaises des restaurants ont envahi les trottoirs et les poulets dorés à point tournent dans les rôtisseries.

Ce quartier, comme plusieurs autres de Mossoul-Ouest en dehors de la vieille ville --où les combats ont été les plus violents-- a été repris par les forces irakiennes dans les premières phases de l'offensive lancée en février sur cette partie de la ville. 

"Avant on ne pouvait pas marcher ici, il y avait des décombres partout, mais depuis deux mois la vie retrouve peu à peu un cours normal", se réjouit Ahmed Hamed qui s'apprête à déguster des grillades à la terrasse d'un restaurant avec des amis.

Cet ingénieur de 49 ans reconnaît toutefois que le retour à la normale est encore loin d'être assuré. "Les routes, l'eau courante, l'électricité... Il n'y a plus rien", déplore-t-il.

- "L'EI nous a détruits" -

Un peu plus loin, des ouvriers font couler du ciment dans de larges tranchées pour poser de nouvelles canalisations et rétablir le tout-à-l'égout.

"Cela fait un mois que nous travaillons dans les quartiers libérés de Mossoul-ouest", explique Ammar Anwar, un responsable municipal.

"Les fonds alloués sont faibles à cause de la situation financière du pays mais les ONG vont nous aider", espère-t-il.

Lundi, le Haut-commissariat pour les réfugiés avait mis en garde: "Les services de base comme l'eau et l'électricité et d'autres infrastructures clés, notamment les écoles et les hôpitaux, devront être rétablis ou réparés. La reconstruction sera probablement lente et coûteuse, mais elle est essentielle pour assurer la stabilité."

Dans l'épicerie où travaille Louaï Hazem, les produits de première nécessité ont refait leur apparition. Il y a des pâtes, des conserves de fèves, des œufs, des bouteilles d'eau minérale et des couches pour enfants.

"On trouve de tout maintenant, mais c'est plus cher aussi", explique le jeune homme.

"On peut avoir du courant électrique en s'abonnant à des générateurs mais les prix demandés sont plus élevés que ceux fixés par le gouvernement", déplore l'employé âgé de 20 ans, qui paraît en faire au moins dix de plus. 

"L'EI nous a détruits", avance-t-il en guise de justification, sourire contrit aux lèvres.

tgg/mer

 
10 commentaires - A Mossoul dévastée, on rêve de reconstruction et d'une vie normale
  • il faud penser a toute ces personne qui on ete tuè tout ceux enfants qui demander a vivre tuè juste pour le pouvoir dans des annèe vous aurez tout cette misere sur sur votre tètè les dyihadiste ces bèbè pas des etre humain et tout les paseurs vous aver pas honte j ai parler a des enfants j espert qui y aura un bon dieux et quil sera juste que de mechanceter

  • N'oublions pas que tout ce merdier est directement la conséquence de l'invasion de l'Irak par l'Aarmée américaine (sous le prétexte fallacieux des armes de destruction massives). Les Américains ont mis le chas en renvoyant chez eux tous les cadres de l'armée irakienne et de toute l'administration du pays.Ce n'est pas Saddam Hussein qui malgré tous ses défauts était un vrai laïc qui aurait laisser prospéré Daech et autres islamistes coupeurs de têtes.
    Tant de souffrance, de morts, de familles dispersées à cause des caprices de Bush et des lobby de l'armement américain !

  • Faites un appel à tous les réfugiés. Le pays a besoin de leurs bras jeunes et vigoureux pour reconstruire.

  • Je n'ai jamais compris que pour éliminer 4 a 500 mercenaires équipés d'armes légéres il y avait besoin de bombarder et de tout détruire sans parler des victimes civiles alors qu'il suffisait d'envoyer des commandos au sol technique Bigeard

  • Difficile de réver d'autre chose , qu'est ce qu'il reste debout ????

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