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Journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux

L’objectif de la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux (AVC), le 29 octobre 2010, est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes à composer le 15 dès l’apparition des symptômes car chaque minute est vitale.

photo : Thinkstock

L’AVC : des chiffres alarmants. 5,5 millions de personnes meurent chaque année dans le monde d’un AVC. 75 % ont plus de 65 ans et les hommes sont plus exposés que les femmes. Chaque année en France, 130 000 (1) personnes sont atteintes d’un AVC dont 25 % sont âgées de moins de 65 ans. 15 % à 20 % décèdent au cours du premier mois et 75 % gardent des séquelles invalidantes. L’AVC est la première cause de handicap de l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité. Le nombre de personnes ayant eu un AVC est estimé à 500 000 (2) et 225 000 sont classées en affection de longue durée (ALD) « AVC invalidant » par l’Assurance maladie.

Un problème de santé publique. Le risque d’accident vasculaire cérébral augmente avec l’âge. L’âge moyen est de 70 ans, mais un AVC peut se produire à tout âge.

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Un impact économique majeur Les dépenses lièes aux AVC sont de 8,3 milliards d’euros par an et la dépense annuelle par patient était estimée à 9642 euros en 2004 (2).

L’AVC en pratique Il existe deux types d’AVC : - Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux, les plus fréquents (80 % ) : une artère cérébrale est bouchée par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation sanguine, entraînant un manque d’oxygène qui provoque la mort des cellules cérébrales. - Les AVC hémorragiques (20 %) : la rupture d’une artère déclenche une hémorragie intracérébrale ou la rupture d’un anévrisme entraîne une hémorragie méningée ; Dans le langage courant, un AVC est appelé « attaque » ou « congestion cérébrale ».

Facteurs de risque majeur La première cause des AVC est l’hypertension artérielle. Un trouble du rythme cardiaque, la fibrillation auriculaire, peut également être à l’origine d’un AVC. Les autres facteurs de risque sont liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), à l’hérédité et à certaines maladies spécifiques comme le diabète, l’hypercholestérolémie, ou des troubles de la coagulation sanguine.

L’AVC : agir en urgence Aujourd’hui, en France, les délais de prise en charge des patients sont encore trop longs. Et chaque minute de retard, c’est 4 millions de neurones qui meurent dans le cerveau. Il n’y a donc pas un instant à perdre dès que l’on soupçonne un AVC. Cependant les signes restent encore largement méconnus. Seuls 30 % de la population connaît l’un des symptômes.

AVC :: reconnaître les signes d’alerte Le symptôme le plus courant d’un accident vasculaire cérébral est : - Une faiblesse musculaire ou la paralysie du visage, d’un bras ou d’une jambe, le plus souvent d’un côté. Parmi les autres symptômes : - Un engourdissement avec perte de sensibilité du visage, d’un bras ou d’une jambe, - Une difficulté à parler, à comprendre ; - Une difficulté à voir avec un ou les deux yeux ou une vision double - Une difficulté à marcher, une perte d’équilibre - Un mal de tête intense, inhabituel, de survenue rapide.

Ayez le réflexe qui sauve : appelez le 15 L’AVC est une urgence vitale. Il faut composer le 15 et allonger le patient qui sera transféré par le Samu vers une unité neuro-vasculaire de référence ou un centre hospitalier compétent. Dès son arrivée, il bénéficiera d’une IRM et d’un scanner cérébral qui confirmeront le diagnostic.

On peut guérir d’un AVC : A condition d’une prise en charge rapide dans les 4 heures après la survenue des premiers symptômes et dans une unité neuro-vasculaire hospitalière

(1) chiffres HAS (2) Rapport AVC et guide ALD - FA

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