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Fukushima : quelles conséquences sur notre alimentation ?

Dans quelle mesure les fuites radioactives de la centrale de vont-elles affecter les aliments au Japon mais aussi en Europe? Et peut-on, en France, continuer à manger de tout sans risque ? Nous sommes nombreux à nous poser cette question.

photo : Thinkstock

Quelles sont les conséquences de la catastrophe nucléaire sur les aliments :

Selon les échantillons prélevés par l'OMS à proximité de Fukushima, le lait, les poissons, et les légumes à feuilles vertes (épinards, brocolis, choux, choux-fleurs) contiennent des proportions d'iode et de césium radioactifs supérieures aux normes acceptables. Leur consommation entraine donc des risques pour la santé.

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Selon les autorités japonaises, les aliments produits autour de Fukushima (issus de l’agriculture ou de la pêche) n'ont pas été mis sur le marché en raison de la destruction des infrastructures locales. Le gouvernement considère donc que les risques sont minimes.

Deuxième mesure de protection : la prise précoce d’un comprimé d’iode (minimum 6 heures avant un éventuel contact avec le nuage radioactif). Elle permet de saturer la glande thyroïde en iode stable et ainsi d’empêcher l’iode radioactif de s’y fixer, ce qui permet de prévenir efficacement les tumeurs de la thyroïde. C’est pour cela que, par mesure de prévention, les Français vivant à proximité d’une centrale nucléaire ont reçu des comprimés d’iode stable, à garder chez eux.

Or les courants marins peuvent propager des éléments radioactifs susceptibles de contaminer toute la chaîne alimentaire. Mais la dispersion dans les eaux abaisse les taux de radioactivité jusqu'à des seuils où elle n'est plus dangereuse nous assure-t-on. Ceci dit, l'eau de mer aux abords de la centrale affiche des taux d'iode et de césium radioactifs respectivement 126,7 et 24,8 fois supérieurs aux normes fixées par le Japon, ce qui a justifié la suspension des activités de pêche dans la zone.

A Tokyo, situé à 250 km au sud-ouest de Fukushima, la concentration d'iode ayant atteint 210 becquerels par kg alors que la limite fixée par les autorités nippones est de 100 becquerels pour les nourrissons. L'eau du robinet a donc été jugée impropre à la consommation pour les bébés.

Quels sont les risques de contamination des aliments consommés en France ?

Les autorités sanitaires françaises déclarent avoir renforcé le contrôle les produits fabriqués au Japon depuis la crise nucléaire. Les produits frais importés du Japon vers l'Union européenne sont systématiquement contrôlés. Ceci dit, les importations de produits alimentaires Japonais sont faibles et à ce jour, aucun embargo n'est envisagé par les autorités.

Quant au panache radioactif qui passe actuellement sur la France, il ne comporterait aucun risque pour la santé, compte tenu de la dilution des éléments radioactifs. Par comparaison, les niveaux de radioactivité constatés actuellement en France sont de 1.000 à 10.000 fois inférieurs à ceux relevés après l'accident de Tchernobyl.

Toutefois, les Français restent méfiants, gardant en mémoire le manque de communication et de transparence des autorités lors de la catastrophe de Tchernobyl…

Le Figaro, Jim on line, Les Echos, 23 mars 2011.

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