mercredi 1er février 2012
Interview vidéo deSecrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages
Peltier ne croit pas au match à quatre
Selon le spécialiste sondages de l'UMP, Bayrou patine.
Difficile de distinguer les deux casquettes de Guillaume Peltier, invité du "Talk 2012 Orange-Le Figaro". Pour le spécialiste des sondages qui exerce à l'UMP et à l'Élysée, un chiffre est "extrêmement marquant aujourd'hui" : à 80 jours du premier tour de la présidentielle, "un Français sur deux hésite, n'est pas encore fixé sur son vote". "C'est inédit", assure-t-il en expliquant qu'"on aura une compétition équitable à partir du mois de mars, le jour où les deux principaux candidats entreront en confrontation". Dans cette campagne où "les maillots jaunes éphémères" se succèdent, Peltier juge "probable" que le match se jouera entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. "Nous avions il y a quinze jours quatre candidats qui se tenaient en quatre ou six points : c'était le match à quatre. On est entré depuis quelques jours dans un match à deux : Marine Le Pen est distancée de dix points et François Bayrou a du mal à trouver un second souffle", estime-t-il. "Pourquoi ? Parce que les Français savent que ça va se jouer entre François Hollande, qui incarne le conservatisme, et Nicolas Sarkozy, qui incarne le mouvement l'action et l'audace." Là, c'est le membre de la cellule riposte de l'UMP qui s'exprime. Guillaume Peltier juge que son parti n'a "pas intérêt" à attaquer Bayrou. "Il prend tous ses points à François Hollande et il dit à longueur de journée que le projet du PS est impensable, peu crédible. Laissons le dire, se réjouit-il. Ses électeurs souhaitent majoritairement la victoire de la droite. Ce n'est pas inintéressant dans la perspective du second tour." Ce n'est pas non plus le constat des études sur les reports des voix : les électeurs de François Bayrou se reporteraient majoritairement sur François Hollande en cas de second tour face à Nicolas Sarkozy.
réagissez à l'interview