le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mercredi 18 janvier 2012

Interview vidéo de

Hervé Novelli

Député-maire d'Indre-et-Loire, secrétaire général adjoint de l'UMP et président des Réformateurs

Novelli veut "affranchir les entreprises des 35 heures"

Le chef de file des Réformateurs dénonce la tentation de "dépenser plus" face à la crise.

Dépenser plus pour réparer les dégâts de la crise? "Ce n'est pas la bonne option", affirme Hervé Novelli. Invité hier du "Talk Orange-Le Figaro", le président des Réformateurs a exprimé la position des libéraux de l'UMP. Ils veulent "qu'il y ait du défensif dans cette période, c'est-à-dire que l'on fasse en sorte qu'il y ait le moins de licenciements possible, mais qu'il y ait aussi de l'offensif, pour l'avenir". En dénonçant la tentation de creuser les déficits, Novelli ne visait pas les mesures décidées au sommet social, puisqu'elles sont censées être financées par redéploiement, mais les déclarations de François Hollande, un candidat "contraint de se renier par rapport au projet socialiste". L'ancien secrétaire d'État aux PME a préconisé de s'inspirer "de ce qui s'est fait en Allemagne, sur le chômage partiel bien sûr, mais aussi sur des accords dits de compétitivité notamment en termes de modulation des horaires". Tel que l'exécutif l'a esquissé, le dispositif "emploi-compétitivité" auquel songe Nicolas Sarkozy vise essentiellement à recourir à de l'activité partielle pour éviter les licenciements. "Cela me convient si l'on parle d'une modulation à la baisse et à la hausse", a prévenu Hervé Novelli. Auteur, en 2004, d'un rapport sur les conséquences des lois Aubry de réduction du temps de travail, le député d'Indre-et-Loire revendique sa "constance" sur le sujet. Malgré la résistance d'une partie de la majorité, il a "la conviction que la modulation des horaires en fonction des besoins dans les entreprises est inéluctable". L'UMP a refusé d'inscrire l'abolition des 35 heures dans son projet pour 2012?? "Ce qui est très important, souligne Novelli, c'est de faire en sorte que les horaires ne soient plus contraints par une barrière comme les 35 heures. Ça signifie qu'il faut déroger à cette durée légale et c'est ce que nous proposons dans le projet de l'UMP." Échaudé par l'insuccès des positions jugées "provocatrices", le dirigeant libéral ne fait plus de l'abrogation de la durée légale du travail un préalable. Si grâce aux accords "emploi-compétitivité", "toutes les entreprises, toutes les branches" se sont "affranchies de la tyrannie des 35 heures" au moment où la croissance repartira, "on pourra en tirer les conséquences", veut-il croire. Sans être certain que le futur candidat de l'UMP reprendra l'idée à son compte. Interrogé par ailleurs sur les déclarations de Claude Guéant contre l'immigration du travail, Hervé Novelli a expliqué que "l'apport étranger est incontestable" partout où sont conçus "les produits de demain". Il a donc conseillé au ministre de l'Intérieur d'être "très prudent" dans ses décisions.

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide