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mardi 30 août 2011

Interview vidéo de

Jean Leonetti

Ministre chargé des Affaires européennes et vice-président du Parti Radical

Pour Leonetti, il n'y a pas que la Droite populaire

Le ministre des Affaires européennes juge que Borloo "n'est pas maître de ses décisions".

La mise en garde vient de Jean Leonetti, vice-président du Parti radical et ministre des Affaires européennes. "On ne peut pas être dans la diversité et n'entendre qu'une sensibilité", a-t-il déclaré hier lors du "Talk Orange-Le Figaro". Cette sensibilité, dont Leonetti entend "le bruit et les mots", c'est celle de la Droite populaire. "C'est très bien qu'il y ait la Droite populaire, ajoute-t-il. Mais l'UMP ne se résume pas à la Droite populaire." Pour Jean Leonetti, le parti majoritaire doit rester "un rassemblement de diverses sensibilités". Lui-même entend bien faire bientôt résonner les propositions de "République et Humanisme" le club de réflexion lancé mi-juin avec une trentaine de parlementaires de la majorité qui "ont le sentiment que l'humain doit être au coeur des décisions". Envisage-t-il alors d'aller chasser sur les terres de la Droite sociale, le club que pilote le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Laurent Wauquiez ? "La Droite sociale a fait quelques propositions qui ne ressemblent pas à ce qui me fait adhérer à l'idée d'une République humaniste", répond Leonetti. Évoquant la polémique sur l'assistanat, le vice-président du Parti radical ajoute : "Le sujet est intéressant. Ce n'était peut-être pas à celui qui incarnait la Droite sociale de faire la proposition." Pour autant, Jean Leonetti se sent bien au sein de l'UMP. À Jean-Louis Borloo, radical comme lui, qui assure que "l'on ne peut pas vivre à l'intérieur du parti majoritaire" et "qu'il faut sortir" quand on est "républicain, républicain social, humaniste, radical", Jean Leonetti rétorque au contraire que "c'est à l'intérieur de l'UMP que tout cela doit vivre". Le ministre ne croit guère à la candidature de Borloo en 2012. Il le juge coincé par ses alliés : "Je ne sais pas s'il n'est pas dans la situation où il ne peut plus ne pas être candidat à cause de l'entourage qui le pousse à l'être", analyse Leonetti. Plein de doutes et de perplexité sur cette candidature, il enfonce le clou : "Je ne suis pas sûr Jean-Louis soit maître de son calendrier et totalement maître de ses décisions." Anne Rovan

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