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mardi 14 juin 2011

Interview vidéo de

Bruno Le Roux

Député PS de Seine-Saint-Denis, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

"Candidate ou pas, Aubry a un rôle éminent à jouer dans la campagne"

Proche de François Hollande, le député de Seine-Saint-Denis appelle les favoris des primaires du PS à se parler très vite.

Assaut d'amabilités sur Martine Aubry. Chez François Hollande, si l'on s'interroge toujours sur les hésitations de la première secrétaire du PS à se présenter aux primaires, on s'efforce tout de même de la ménager. "Que Martine Aubry soit candidate ou qu'elle ne le soit pas, elle a un rôle éminent, un premier rôle à jouer dans la campagne : celui de notre candidate ou, si elle ne l'était pas, un rôle qui sera central", assure Bruno Le Roux, invité du "Talk Orange-Le Figaro". Pour le député de Seine-Saint-Denis, qui soutient François Hollande, les deux favoris du PS pour battre Nicolas Sarkozy en 2012 doivent en tout cas se rencontrer très vite pour discuter de la situation : "Il faudra que, dans les prochains jours, nos candidats se parlent." Face à la perspective d'une primaire où les candidatures se multiplieraient, Bruno Le Roux appelle à demi-mot les "petits" candidats à se retirer. "Je ne dis pas qu'ils ne peuvent pas se présenter. Je dis que nous aurons de la responsabilité à donner dans ce débat", explique-t-il. "Les candidats aux primaires ne peuvent pas tous être demain président de la République. Le débat se passera d'autant mieux que seront opposés ceux qui peuvent prétendre à la présidence de la République", assure-t-il. "Au moment où le débat arrivera, chacun devra se poser la question de savoir s'il concourt bien au débat pour la présidentielle", prévient-il. Bruno Le Roux compte trois candidats de poids : François Hollande, Martine Aubry, si elle se décide, et Ségolène Royal, "celle qui a porté nos couleurs il y a maintenant cinq ans". C'est entre ces trois-là que devraient être organisés, selon lui, les débats des primaires. Quant à la petite phrase de Jacques Chirac, expliquant qu'il voterait Hollande, Bruno Le Roux y a vu d'abord un signe de défiance de l'ancien chef de l'État à l'encontre de Nicolas Sarkozy ; et ensuite un hommage aux qualités d'"homme d'État de François Hollande". Pour Le Roux, "c'est heureux qu'une telle stature soit reconnue bien au-delà de nos rangs". François-Xavier Bourmaud

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