jeudi 9 juin 2011
Interview vidéo deSecrétaire d'État chargé du Commerce extérieur
Lellouche veut faire cesser "les batailles rangées"
Le secrétaire d'État au commerce n'est pas hostile à l'arrivée à Paris de François Fillon.
"Je ne suis pas son porte-parole, mais François Fillon est un homme de grande qualité, et avoir un homme de grande qualité à Paris, ce n'est pas une mauvaise idée."Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Pierre Lellouche, secrétaire d'État au Commerce extérieur et conseiller de Paris, a tenté de calmer "les batailles rangées entre les personnes" au sein de la droite parisienne, à propos de l'éventuelle arrivée du premier ministre dans la capitale. De Claude Goasguen, le député maire UMP du XVIe arrondissement, qui s'est montré très hostile à l'arrivée de François Fillon, Pierre Lellouche a ainsi dit qu'il était "un grand orateur, un des talents que nous avons à Paris". Rachida Dati, maire du VIIe, qui vise la même circonscription que celle qui pourrait intéresser Fillon aux législatives de 2012, a aussi, selon lui, "énormément de talent". Mais, dit-il, "elle est maire d'un des arrondissements sur les trois que compte la deuxième circonscription, et elle est député européen. Il y a suffisamment d'espace dans le système politique pour éviter les querelles de personnes." Pour Lellouche, qui sera candidat dans la première circonscription, de l'autre côté de la Seine, et qui veut "donner un peu d'espoir au peuple de droite", la "division étalée n'est vraiment pas une bonne idée". Il préfère parler "de Bertrand Delanoë, de ses 10.000 fonctionnaires de plus en dix ans, de ses augmentations de nos impôts"... Sur les municipales de 2014, objectif supposé du chef du gouvernement, Lellouche est resté prudent. "Qu'en sait-on ? Ce que je sais, aujourd'hui, a-t-il dit, c'est l'échéance de la préparation de l'élection présidentielle" et la nécessité de "rassembler la droite parisienne pour nous mobiliser derrière le président de la République. Et ensuite de gagner les législatives avec de bons candidats. (...) Et, dans cette hypothèse-là, si François Fillon décide de venir à Paris, je pense que ce sera bien pour Paris. (...) Ensuite, il sera temps de se préparer pour les municipales. Je pense que nous pouvons les gagner, car Bertrand Delanoë s'en va, et il y aura un problème de succession." Sur les éventuelles querelles entre le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, et François Fillon, dans la perspective de 2017, avec Paris comme enjeu, Pierre Lellouche juge que "certains ont beaucoup de temps". "Je dis à tous ceux qui s'intéressent très fort à 2017 de commencer par s'intéresser à 2012. Une haie à la fois."Toute prédiction est pour lui "très difficile". "Nous sommes dans une phase où les enjeux internationaux sont majeurs dans le devenir de notre pays, c'est vrai pour l'immigration, pour la sécurité et pour la survie de notre modèle économique", a précisé le secrétaire d'État en indiquant que se "projeter à 2017", il "ne sai(t) pas faire". Interrogé sur la candidature de Jean-Louis Borloo en 2012, il juge que "la sensibilité centriste (est) dans notre paysage politique (et sera) exprimée au premier tour". Mais aussi qu'il faut que "tout le monde se retrouve à un moment" sans aller "voir dans le camp d'en face". S. de R.
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