mardi 26 avril 2011
Interview vidéo deDéputé-maire UMP de Paris (XVIème Sud)
"Un plan Marshall pour le sud de la Méditerranée serait le bienvenu"
Invité du Talk, le député maire UMP du XVIe arrondissement de Paris estime que l'Europe et les Etats-Unis doivent venir en aide aux pays du sud de la Méditerranée qui vont être confrontés à des crises économiques et il ne croit pas que Borloo ira jusqu'au bout de sa candidature à l'Élysée.
Avec 5 de ses collègues maires UMP d'arrondissement, Claude Goasguen s'était insurgé il y a dix jours contre le parachutage de Chantal Jouanno en tête de liste pour les sénatoriales à Paris. Invité du «Talk Orange-Le Figaro», le député maire du XVIe arrondissement persiste et signe : «C'est la goutte qui fait déborder le vase. À droite, on a une fâcheuse tendance à penser que Paris est toujours une préfecture et que l'on y met les copains en salon d'attente.» Jouanno, à qui sont également prêtées des intentions pour les législatives de juin 2012, devrait «se frotter au terrain», lui conseille-t-il. «Mais aller au Sénat, dont les fauteuils sont confortables, qui n'implique pas une relation directe avec les électeurs, ça fait quand même un peu curieux», estime-t-il en ajoutant que «sortir du gouvernement en pleine campagne électorale ça fait limite». «Paris n'est pas une espèce de réserve de chasse présidentielle», insiste-t-il dans une allusion aux velléités d'un autre proche de Nicolas Sarkozy, Pierre Charon, président du conseil d'administration du domaine de Chambord et prétendant, lui aussi, à un siège de sénateur à Paris. «Je souhaite, conclut Goasguen, qu'on laisse les élus parisiens décider eux-mêmes.» Mais pas que les militants de l'UMP désignent leur candidat à la présidentielle : le député de Paris écarte catégoriquement l'idée d'une primaire à droite relancée par les parlementaires Alain Lamassoure et Hervé Mariton. «Ce n'est pas parce que les socialistes font une énorme erreur qu'on est obligé de compliquer une tâche déjà suffisamment compliquée», estime-t-il. «Le candidat naturel de la majorité, de la droite et du centre, c'est Nicolas Sarkozy s'il veut se représenter», précise-t-il encore en soulignant qu'il n'avait «pas de doute» sur les intentions du président. L'ancien secrétaire général de l'UDF avoue ne «pas croire du tout en la confédération des centres», mais trouve que «l'on fait beaucoup de procès à Jean-Louis Borloo». Que les radicaux quittent l'UMP «ne le gêne pas du tout», même s'il pronostique «un charivari incroyable » dans la majorité. «Notre seul intérêt dans cette affaire, c'est de laisser parler Jean-Louis Borloo, dit-il. Parce que si on ne le laisse pas parler, il parlera quand même.» Goasguen mise «au mois de septembre sur des sondages qui auront peut-être évolué». Il sera alors clair pour tout le monde qu'«on n'aura aucun intérêt à avoir plusieurs candidats de la majorité». «Et je pense que Jean-Louis Borloo lui-même saura compter», pronostique-t-il. Il sera alors juste temps pour le président du Parti radical de se lancer, s'il le souhaite, dans la reconquête de Paris. Comme Goasguen l'y encourage.
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