mardi 19 avril 2011
Interview vidéo deDéputé de l'Essonne et président de Debout la République
Dupont-Aignan n'accepte pas les "boniments" de l'UMP
Le président de Debout la République souhaite être une alternative entre "l'UMPS et le FN".
Nicolas Dupont-Aignan a une impression de déjà-vu. Nicolas Sarkozy devant des ouvriers dans les Ardennes défendant sa prime pour les salariés rappelle au député de l'Essonne "les images de 2006" et la campagne du candidat de l'UMP. Le président de Debout la République a également une certitude, qu'il a rappelée lors du "Talk Orange-Le Figaro" : "Les Français n'acceptent plus ces boniments." "Je déteste, comme des millions de Français, le décalage entre le discours politique et les pratiques", dit-il encore. Plus tôt dans la journée, son parti avait publié un communiqué fustigeant le déplacement présidentiel dans les Ardennes et comparant Nicolas Sarkozy à "un récidiviste qui retourne sur les lieux de son crime". Mardi après-midi, la présidente du Front national, sur le même sujet, évoquait à son tour un "retour sur le lieu du crime". Une coïncidence qui n'émeut pas vraiment Nicolas Dupont-Aignan. "Je ne vais pas passer ma vie à me positionner par rapport à Marine Le Pen", déplore-t-il avant de glisser de la première personne du singulier à la première personne du pluriel : "Nous disons ce que ressentent des millions de Français qui n'en peuvent plus de cette vision de la politique électoraliste, clientéliste, absurde." "Ce qui désespère nos concitoyens c'est d'avoir le choix entre le tour de magie permanent et une gauche socialiste qui n'apporte rien", assure Dupont-Aignan. "Un pansement rose et un pansement bleu", ironise-t-il en se présentant comme "l'antibiotique de cheval" dont aurait besoin la France. Pas question donc pour le potentiel candidat à la présidentielle de 2012 de se retirer de la course au nom d'une éventuelle disqualification de Nicolas Sarkozy pour le second tour : "la ficelle est un peu grosse", s'amuse-t-il, en assurant que les premiers contacts qu'il a eus pour réunir ses 500 parrainages sont "excellents". Pourrait-il, alors, envisager une alliance avec le Front national de Marine Le Pen ? "Je ne réponds rien pour l'instant. Vous verrez", évacue-t-il bien vite. "Je veux offrir aux Français un moyen de sortir du piège horrible avec d'un côté l'UMPS et de l'autre le Front national", poursuit-il. UMPS ? Cette fois c'est Nicolas Dupont-Aignan qui utilise une formule dont Marine Le Pen peut revendiquer la paternité. Jean-Baptiste Garat
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