vendredi 15 avril 2011
Interview vidéo deAncien ministre de l'Education nationale et de la Recherche, scientifique, membre de l'Académie des Sciences
Allègre apporte son soutien à Strauss-Kahn, mais pas au PS
L'ancien ministre de l'Education et de la Recherche dénonce les concessions accordées aux Verts par le Parti socialiste dans son projet.
A contre-courant du catastrophisme écologique ambiant, Claude Allègre poursuit son combat. Et s'en prend aux socialistes, coupables à ses yeux d'avoir fait trop de concessions aux écologistes dans leur projet, notamment avec leur proposition de "sortir de la dépendance au nucléaire et au pétrole". "Et alors, c'est le retour aux cavernes ? Le PS trahit totalement ce qui est son fondement, c'est-à-dire la croyance dans le progrès et la capacité de l'homme à maîtriser des techniques qui ont des risques", s'est agacé l'ancien ministre de la Recherche et de l'Education vendredi lors du "Talk Orange-Le Figaro". Claude Allègre, qui a rompu avec ses anciens camarades socialistes en 2007, pourrait tout de même renouer le contact, mais à une condition. "Ca dépend qui sera candidat. (?) Il est certain que, si c'était Dominique Strauss-Kahn, je suis très proche de lui depuis longtemps, je ne vois pas comment je ne l'aiderais pas d'une manière ou d'une autre. C'est clair. Mais je n'ai pas de sympathie pour le programme actuel du PS, qui n'a pas de souffle et qui me paraît totalement irréaliste", a-t-il dit. La déclaration de candidature de Nicolas Hulot cette semaine à Sevran l'a en revanche laissé de marbre. "Pour moi, c'est un non-événement, a-t-il assuré. Se présenter à la présidentielle sans que l'on ait occupé le moindre poste de responsabilité, c'est complètement farfelu." Claude Allègre ne voit qu'une confirmation dans la déclaration de Nicolas Hulot : celle que "le personnage a un ego surdimensionné". Selon lui, "le seul écologiste qui a une légitimité pour se présenter à l'élection présidentielle, c'est Dominique Voynet ou bien Daniel Cohn-Bendit". L'intrusion dans le débat public du thème du nucléaire après l'incident atomique de Fukushima au Japon l'a profondément agacé aussi. "La centrale de Fukushima, c'est un phénomène secondaire" par rapport au tremblement de terre et au tsunami. "La pollution autour se résorbera. (?) C'est un accident nucléaire, ce n'est pas une catastrophe", a tranché Allègre. François-Xavier Bourmaud
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