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mardi 12 avril 2011

Interview vidéo de

François Pupponi

Député-maire PS de Sarcelles

François Pupponi attend DSK et fait l'éloge d'Aubry

Le député-maire de Sarcelles, proche de Strauss-Kahn, juge une victoire du PS "possible" en 2012.

Encore un peu de patience. Pour ceux qui se désespéreraient de ne toujours rien savoir des intentions de Dominique Strauss-Kahn, il n'y a plus longtemps à attendre. "On entend l'impatience d'un certain nombre de nos concitoyens, d'un certain nombre de responsables du parti aussi, d'un certain nombre de militants aussi. Mais il faut tout simplement patienter deux mois et il nous dira, le moment voulu, quelle est sa décision", a affirmé mardi François Pupponi, député maire de Sarcelles (95), invité du "Talk Orange-Le Figaro". Le moment voulu, c'est à partir du 28 juin, soit la date de l'ouverture du dépôt des candidatures aux primaires du PS. "Il a toujours dit que s'il voulait revenir, il prendrait part aux primaires", assure François Pupponi. Patience donc. En attendant, celui qui a succédé à DSK à Sarcelles ne tarit pas d'éloge sur Martine Aubry. "Ce qui est sûr, c'est qu'elle a remis le parti en état de marche, dit-il. Plus personne n'y croyait vraiment, mais Martine, avec beaucoup d'abnégation, avec beaucoup de sérieux, a remis les socialistes au travail et fait qu'on sorte aujourd'hui des régionales et des cantonales victorieux. Et puis on a un projet, un programme. Et c'est vrai qu'on ne nous attendait plus trop sur ce terrain-là. Ça a été le travail de Martine." Maintenant qu'ils ont un projet, bientôt un candidat pour le porter et que la droite traverse une période difficile, les socialistes se sentiraient presque invincibles en 2012. Martine Aubry s'est placée "dans la lignée de François Mitterrand" et François Hollande a assuré que le prochain président serait socialiste. "Je ne pense pas que Martine Aubry ni François Hollande disent que le match est gagné. Ils disent qu'on ne doit pas perdre ce match. On est tous conscients qu'il serait catastrophique que Nicolas Sarkozy et la droite repassent une nouvelle fois. Il faut un changement pour que notre pays puisse sortir de la situation catastrophique dans laquelle il est", explique François Pupponi. Il lance d'ailleurs une mise en garde contre l'excès de confiance. "Rien n'est gagné d'avance, prévient-il. Mais si nous sommes sérieux, rigoureux, si nous proposons, comme c'est le cas aujourd'hui, un projet compréhensible par les Français, alors effectivement la victoire nous est promise. En tout cas possible." Et ce n'est pas la perspective d'une candidature de Nicolas Hulot qui l'inquiète. "Ce n'est pas un adversaire ni un danger pour la gauche", assure François Pupponi.

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