lundi 11 avril 2011
Interview vidéo deAncien eurodéputé centriste, président de la Fondation du Centre
"Le moment venu, il faudra faire un pacte, avec la droite ou avec la gauche"
Pour l'ancien eurodéputé centriste et président de la Fondation du Centre, il "est prématuré dire aujourd'hui avec qui de la droite ou de la gauche" il faudra faire alliance.
Dans la course à l'Élysée, "il y aura une heure de vérité entre novembre et janvier", c'est-à-dire "après les primaires du PS et avant le sprint final", a pronostiqué hier Jean-Louis Bourlanges, invité du "Talk Orange-Le Figaro". Les candidats potentiels à la présidentielle devront alors prendre leur décision de se présenter ou non, au vu des enquêtes d'opinion, a-t-il dit. Tout en concédant que le chef de l'État "a de la ressource", Jean-Louis Bourlanges a tenu pour probable la victoire de la gauche à la présidentielle et aux législatives si Nicolas Sarkozy briguait un nouveau mandat, sauf si l'hôte de l'Élysée se redressait d'ici là dans les sondages. Le président de l'Institut du centre a en effet jugé que Nicolas Sarkozy était "profondément décrédibilisé", pour des causes tenant moins à "sa politique" qu'à "sa personne et sa conception de la présidence". Pour autant, cet ancien proche de François Bayrou n'a pas jugé plausible une réitération de "l'appel des 43" députés et ministres gaullistes qui, derrière Jacques Chirac, avaient appelé à une candidature unique de la majorité en 1974. Une initiative qui, dans le contexte de l'époque, revenait à rallier Valéry Giscard d'Estaing au lieu de continuer à soutenir leur candidat naturel, Jacques Chaban-Delmas. Selon Jean-Louis Bourlanges, "le système de légitimité" de la Ve République donne au président sortant les moyens de se représenter, quelles que soient ses chances de l'emporter. En revanche, pour l'auteur de La droite, année zéro, il est "tout à fait normal" que le centre ait un champion au premier tour de la présidentielle, à condition d'être "l'allié d'un camp", la droite ou la gauche . Faisant allusion aux appels en faveur d'une candidature unique de la majorité, Jean-Louis Bourlanges a lâché : "On ne peut pas dire : "Nicolas Sarkozy est un naufragé potentiel, donc il faut le soutenir." La candidature de Dominique de Villepin ne trouve pour autant pas grâce à ses yeux. Selon l'ancien député européen, l'ex-premier ministre est "un personnage romantique, mal cadré". Pour tout arranger, selon lui, Dominique de Villepin est animé par "le ressentiment". Et Jean-Louis Borloo ? Pour Jean-Louis Bourlanges, l'élu de Valenciennes"a une position assez difficile à saisir aujourd'hui". Mais l'ex-numéro deux du gouvernement ambitionne de se situer "dans une relation de substitution à Nicolas Sarkozy" et non dans une relation "d'appoint".
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