lundi 28 mars 2011
Interview vidéo deDéputé de Seine-et-Marne, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
"Le pire serait de mettre un couvercle sur les débats"
Le président du groupe UMP à l'Assemblée estimeque les résultats des cantonales ne "sont pas bons" pour l'UMP.
Le patron des députés UMP Christian Jacob est catégorique: tous les débats doivent se poursuivre à l'UMP. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", c'est ce que Christian Jacob répond à une internaute qui fait état de "son mécontentement" et regrette la "non-mise en route du Kärcher" évoqué par Nicolas Sarkozy en 2005. "On n'est pas au terme du quinquennat. Viendra le temps de rendre des comptes avec l'ensemble des réformes réalisées. Je pense que l'on a besoin d'ouvrir et de reprendre position sur ces différents sujets", argumente Christian Jacob. Il ajoute: "Rien ne serait pire que de mettre le couvercle sur les débats." Christian Jacob, comme le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé dont il est proche, tire les leçons des cantonales. Soulignant qu' "il n'y a pas de raz de marée rose", il admet "la montée du FN en voix" et répète que "les résultats ne sont pas bons pour l'UMP". Pourtant, le patron des députés UMP assure que les scores de l'UMP aux cantonales ne doivent pas être lus comme un échec de la stratégie menée depuis 2007. Et qu'il serait hasardeux d'extrapoler les résultats de dimanche pour en tirer des conclusions sur la présidentielle de 2012. "Les Français ne confondent pas les élections. La moitié des cantons étaient en renouvellement (?). Un canton, c'est un petit morceau de France. La personnalité du candidat a aussi son importance", explique Jacob. À ses yeux, Nicolas Sarkozy est "indiscutablement le meilleur candidat de la droite". Quant à une éventuelle candidature centriste, que pourrait porter le patron du Parti radical Jean-Louis Borloo, Jacob n'y est pas favorable. "La pire des choses, c'est de diviser son camp", dit-il. "L'union, ce n'est pas une caserne, ajoute-t-il. On peut avoir des avis et des sensibilités différentes." Anne Rovan
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