le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mardi 22 mars 2011

Interview vidéo de

Jean-Christophe Cambadélis

Député PS de Paris, secrétaire national du Parti Socialiste à l'Europe et à l'international

Face au FN, Cambadélis appelle "à la responsabilité"

Le député socialiste de Paris était l'invité du Talk Orange Le Figaro.

Une répétition avant 2012 ? Jean-Christophe Cambadélis le croît. Dimanche, les socialistes prendront "leur microscope" pour examiner, dans le détail, les résultats des élections cantonales, pense-t-il. Pour ce proche de Dominique Strauss-Kahn, ces élections, comme le furent les municipales en 2001, pourraient bien donner les clefs de la présidentielle l'année prochaine. La stratégie de Nicolas Sarkozy est-elle payante ? Le report des voix à gauche s'opère-t-il vers le PS ou le mouvement d'humeur est-il plus profond ? Et puis en filigrane, Martine Aubry peut-elle en tirer un avantage. Invité du Talk Orange Le Figaro, le député de Paris a souligné "le débat posé au sein de l'UMP". En refusant d'appeler à voter pour la gauche lorsque l'UMP est éliminée face à l'extrême droite, le président de la République a suscité l'émoi dans sa propre majorité. "Si Nicolas Sarkozy a eu raison et qu'il y a un mouvement (de l'électorat) du FN vers l'UMP, cela veut dire que sa politique de droitisation a pour but de sauver l'UMP", explique-t-il. "Alors François Fillon devra en tirer les conclusions". Le premier ministre avait semblé exprimer un désaccord lundi. Mais si cette stratégie échoue, "c'est Nicolas Sarkozy qui devra en tirer les conclusions". Test pour la droite, les cantonales ont aussi une valeur pour la gauche. Jean-Christophe Cambadélis, qui connaît bien les relations avec les autres partis pour avoir été l'architecte de la gauche plurielle entre 1997 et 2002, a critiqué mardi l'attitude des écologistes qui ont souhaité maintenir leurs candidats contre les socialistes dans une trentaine de cantons. "Quand on a un accord national, il me semble qu'on le respecte. On ne peut pas gagner au grattage et au tirage", explique-t-il. "C'est un petit accroc dans l'union". Le dernier enseignement des cantonales vaut pour le PS. La percée du Front national "appelle l'ensemble des socialistes à faire preuve de responsabilité", explique-t-il. S'il n'est pas question de remettre en cause le processus des primaires pour désigner le candidat, Jean-Christophe Cambadélis aimerait que le paysage du PS s'éclaircisse pour permettre un retour en douceur de son champion (s'il décide d'être candidat). Le message vaut pour Ségolène Royal et François Hollande, invités à demi mots à ne pas se présenter aux primaires. Pour les convaincre, Jean-Christophe Cambadélis compare les sondages en faveur de DSK et les résultats des cantonales : le directeur du FMI est le seul à créer une dynamique. Le député de Paris a aussi rappelé qu'entre la première secrétaire et lui "il n'y aura pas de primaires". Ils décideront ensemble. N.B.

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