le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mercredi 9 mars 2011

Interview vidéo de

Xavier Bertrand

Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé

Xavier Bertrand appelle la majorité à l'unité

Le ministre du Travail met en garde "les personnalités" de la majorité.

Montée du FN, voix discordantes sur la laïcité, machine arrière du gouvernement sur l'extension de la déchéance de nationalité à la demande des centristes, éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo en 2012. L'UMP risque-t-elle l'implosion? "Non, je ne crois pas", assure Xavier Bertrand, qui était mercredi l'invité du "Talk Orange-Le Figaro". Certes, le ministre du Travail admet volontiers qu'il y a, au sein du parti majoritaire, "des personnalités qui viennent de familles politiques différentes". Lesquelles sont "une force", assure-t-il. Mais c'est pour mieux mettre en garde contre les conséquences qu'une bataille menée en ordre dispersé pourrait avoir sur les résultats de 2012: "N'oublions pas que nous sommes dans une famille politique qui a payé, par le passé, un tribut plus lourd que d'autres familles politiques à cause de la désunion, on ne veut pas revivre ça!" Et encore moins les adhérents UMP chez qui "la volonté d'unité est plus forte que tout". Alors que Jean-Louis Borloo continue à agiter le chiffon rouge de son éventuelle candidature en 2012 et répète à l'envi que "moins il y a d'offres, plus la concurrence est rude", Xavier Bertrand répond: "Jean-Louis sait pertinemment que plus on est uni, plus on est fort." Quant aux sondages plaçant le FN en tête au premier tour, il minimise leur portée: "Je suis persuadé qu'au final, il y aura moins de candidats. Les sondages n'ont pas la force que l'on veut bien leur prêter." Après les remous du débat sur la laïcité, le ministre se félicite que l'UMP ait annoncé mercredi une convention sur l'emploi. D'autant que lui-même avait pris la plume pour demander à son successeur, Jean-François Copé, de lancer une réflexion sur le sujet, "priorité numéro un des Français". "Satisfaction m'a été donnée", se félicite Xavier Bertrand. Qui se réjouit que l'UMP ait annoncé une réflexion prochaine sur la fraude sociale. "Il ne faut pas fermer les yeux. J'ai été le premier, suivi ensuite par Eric Woerth, à m'attaquer à ce problème." D'autres sujets méritent maintenant d'être creusés, selon Xavier Bertrand, à commencer par la taxation du travail et du capital. "Il n'est pas normal que le capital soit moins taxé que le travail", dit-il, ajoutant qu'un effort d'harmonisation doit être fait. Alors que les grandes entreprises enregistrent à nouveau des bénéfices, "il faut qu'il y ait quelque chose sur les salaires", assure Xavier Bertrand, qui propose "un système dans lequel les dividendes ne pourraient pas augmenter plus vite que la participation". Xavier Bertrand compte bien défendre cette "proposition personnelle".

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