mardi 1er mars 2011
Interview vidéo deSecrétaire général adjoint de l'UMP, député d'Indre-et-Loire et ancien secrétaire d'Etat
Les trois motifs de satisfaction d'Hervé Novelli
L'ex-secrétaire d'Etat se réjouit notamment de l'arrivée de Gérard Longuet, libéral comme lui.
Triple satisfecit. Pour le député UMP d'Indre-et-Loire Hervé Novelli, le remaniement de dimanche "a été fait et bien fait". Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'ancien secrétaire d'Etat au commerce et aux PME juge que Nicolas Sarkozy "a parfaitement réussi cette séquence indispensable". La "nouvelle donne internationale" l'exigeait. "Cette réalité commandait que la voix de la France puisse s'exprimer puissamment et nous étions privés d'une voix forte dans ces pays avec Michèle Alliot-Marie", estime-t-il, tout en précisant que c'était "injuste" pour la ministre des Affaires étrangères démissionnée. Deuxième bonheur pour le président des Réformateurs: depuis son départ du gouvernement, en novembre, il n'y avait plus de ministre libéral. La nomination au ministère de la Défense de Gérard Longuet, qui "représente le courant libéral, moderne et réformateur dont le pays a besoin" répare donc cet oubli. Dernière satisfaction sur la méthode de travail à l'UMP, dont Hervé Novelli est secrétaire général adjoint. Malgré les polémiques, "l'UMP a intérêt à ouvrir tous les débats, y compris ceux qui sont portés sans solution par nos adversaires", explique-t-il. Entre le PS qui n'a "pas de proposition et un seul rejet, celui de Nicolas Sarkozy" et le FN qui n'a "pas de proposition et une dénonciation de faits qui peuvent parfois interpeller", le parti présidentiel est "une force de propositions pour régler des problèmes". De propositions, il en sera question aujourd'hui à la convention des Réformateurs sur le thème: "Les normes vont-elles tuer les libertés des Français?" Pour Novelli, il s'agit d'un "débat majeur qui aura lieu en 2012". Et, au titre des contributions au programme, il suggère de "faire en sorte que ceux qui sont chargés de la simplification ne soient pas ceux qui produisent les normes", car "aujourd'hui, on a confié le soin de garder le pot de confiture à un ours". Et de faire en sorte qu'à chaque nouvelle norme produite, "on en détruise une dans le même domaine". Autre préconisation: la transcription des directives européennes doit être "la plus légère possible". "Il ne faut pas que l'Europe ajoute une complexité à une société française déjà très complexe", défend Novelli. Un combat que le président de la FNSEA Xavier Beulin, invité aujourd'hui de la convention, devrait apprécier.
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