mercredi 26 janvier 2011
Interview vidéo deDéputé socialiste du Lot-et-Garonne, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
Jérôme Cahuzac invite le Parti de gauche à ne pas se tromper de cible
Le président PS de la commission des finances n'a pas lu le programme économique de Jean-Luc Mélenchon.
La mise en garde est sobre mais efficace. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président PS de la commission des finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac, a invité le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, à ne pas se tromper de cible : "Il devra clarifier sa position et éviter de donner l'impression qu'il n'a qu'un seul adversaire qui n'est pas Nicolas Sarkozy mais le candidat du Parti socialiste." De toute façon, le député du Lot-et-Garonne "n'a pas lu" le projet économique de Jean-Luc Mélenchon. "Dans les temps que nous vivons, les propositions de Nicolas Sarkozy devraient davantage faire réfléchir nos concitoyens queles propositions éventuellement spéculatives de tel ou tel", estime-t-il. Jérôme Cahuzac préfère donc "regarder les propositions du président de la République à propos du G20". Lundi, le chef de l'État a présenté sa feuille de route pour le G20, que la France préside jusqu'en novembre. Interrogé sur la proposition du président de créer une taxation sur les flux financiers, le président de la commission des finances a ironisé. "C'est une idée intéressante, mais quand Sarkozy était ministre des Finances, il l'a toujours refusée", a-t-il observé. Prudent, Jérôme Cahuzac se tient à l'écart du jeu politique socialiste. C'est pourquoi il évite de commenter les propositions de ses camarades, notamment celle de Ségolène Royal voulant interdire les licenciements boursiers. "Je ne suggérerai pas au PS de retenir cette idée", se contente-t-il de dire. Plutôt partisan d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn, Cahuzac entend rester dans les limites du réalisme. N. B. (Avec François-Xavier Rigaud)
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