mardi 25 janvier 2011
Interview vidéo deMinistre de la Ville, chargé du Grand Paris, et membre du Nouveau Centre
"Je suis pour rassembler tous les centristes, jusqu'à Bayrou"
Pour le ministre de la Ville, partisan de la candidature de Borloo à la présidentielle, la rupture entre l'UMP et le Parti radical, que dirige l'ex-ministre de l'Écologie, "est acquise".
Tous les centristes sont pour une "confédération" des centres, mais chacun en a sa propre conception. Pour Maurice Leroy, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", "on ne peut pas aller à la présidentielle sans rassembler la famille centriste au préalable". Le ministre de la Ville a revendiqué sur ce point une "une divergence de fond avec Hervé Morin" patron du Nouveau Centre. Certes, il a signé samedi la motion Morin, qui stipule qu'il "faut absolument un candidat centriste à la présidentielle". Mais il désapprouve sa méthode. "L'élection présidentielle n'est pas une cantonale partielle, a-t-il expliqué. La question de fond, c'est : ça sert à quoi de faire acte de figuration à la présidentielle ? Vous faites 2% et so what ? Il se passe quoi, après, avec des législatives qui ont lieu un mois après ?" Réponse "évidente", selon Maurice Leroy : on est laminé par son partenaire, en l'occurrence l'UMP, qui n'a plus aucune raison de vous aider à conserver vos sièges. "C'est François Sauvadet qui a raison, a-t-il insisté. Commençons par la confédération, par rassembler la famille, et voyons si ça marche." L'autre condition posée par Hervé Morin à la confédération, c'est l'"autonomie" de ses membres, donc le départ du Parti radical de l'UMP. "Il est acquis", a assuré Maurice Leroy, pour qui Jean-Louis Borloo n'a posé qu'un préalable à sa rupture avec le parti majoritaire : le "succès" de la confédération. Une confédération qui a vocation à intégrer également l'Alliance centriste de Jean Arthuis. Mais le président de la commission des finances du Sénat a posé lui aussi ses conditions. La première est de tendre la main au MoDem. "Ça ne me gêne pas, je suis pour rassembler tous les centristes, jusqu'à François Bayrou, a répondu le ministre de la Ville. Ça demande des efforts aux uns et aux autres pour oublier ce qui s'est passé entre les deux tours de la présidentielle mais, après tout, rancune et politique, ça ne va pas bien ensemble. Il faut aussi savoir oublier, pardonner. C'est mon cas." Maurice Leroy est d'autant plus enclin à renouer le dialogue avec son ancien leader que, selon lui, "François Bayrou se recentre de plus en plus". En revanche, Leroy dit "non à une discussion avec le PS au second tour" de la présidentielle. Il est d'ailleurs "très surpris" de la position d'Arthuis, qui demande aux centristes de se situer à équidistance des deux probables finalistes de 2012. Une autre échéance intéresse Maurice Leroy : les sénatoriales de septembre. "Soit je fais le choix d'aller aux sénatoriales et, comme Chantal Jouanno, je quitterai le gouvernement si je suis élu, a-t-il annoncé, soit je suis suppléant d'une bonne candidature pour l'un des deux sièges de sénateurs en Loir-et-Cher et je reste au gouvernement." Judith Waintraub
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