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L'actualité en interview et vidéo

lundi 10 janvier 2011

Interview vidéo de

Patrick Ollier

Ministre auprès du premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

Ollier annonce "un ordre du jour plein à craquer"

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement veut que le programme présidentiel de 2007 soit achevé en 2012.

Pas moins de vingt-six textes, dont seize projets de loi, seront inscrits à l'ordre du jour du Parlement en 2011, qui sera "plein à craquer" de l'aveu même de Patrick Ollier. Invité hier du "Talk Orange-Le Figaro", le ministre chargé des Relations avec le Parlement a repris le mot d'ordre, en ce début d'année, du président et du premier ministre : "2011 doit être une année utile à l'intérêt général. Il faut arriver en 2012 avec la certitude d'avoir achevé le programme présidentiel de 2007, et suffisamment modernisé la France pour faire face aux défis de la mondialisation et aux mutations de l'Europe." Le calendrier sera d'autant plus contraint que deux élections (cantonales en mars et sénatoriales fin septembre) vont entraîner plusieurs suspensions de travaux. Or, la tâche est immense : réforme de la fiscalité du patrimoine (avant le 14 juillet), réforme de la dépendance (qui sera incluse dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale à l'automne), introduction des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels (première lecture à l'Assemblée "avant l'été"), création du défenseur des droits, actuellement en discussion à l'Assemblée, réforme de la garde à vue avant le 1er juillet 2011, projets de loi sur la bioéthique, l'immigration, la réforme des collectivités territoriales... La gestion du temps parlementaire sera d'autant plus un casse-tête que la session d'automne est traditionnellement consacrée à l'examen du projet de budget et du budget social de la nation. "On va avoir plus de travail que d'habitude car l'année est raccourcie", a prévenu Patrick Ollier. Dans ce contexte, le maire de Rueil n'exclut pas une session extraordinaire en juillet, pour mener à bien une partie des engagements du chef de l'État. Interrogé sur "la pertinence de l'embauche à vie des fonctionnaires" soulevée par le président du groupe des députés UMP, Christian Jacob, le ministre a estimé qu'il faut "faire accepter des progrès, sans changer le statut de la fonction publique". Même prudence en ce qui concerne les 35 heures : Patrick Ollier, qui a lui même présidé en 2004 la mission d'information sur l'évolution de la législation sur le temps de travail, a estimé que "si on veut aller plus loin, on ne doit pas remettre en cause la compétitivité des entreprises ni le pouvoir d'achat des salariés". S. H.

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