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vendredi 7 janvier 2011

Interview vidéo de

Jean-François Lamour

Lamour : "Il est encore trop tôt pour parler des municipales à Paris"

Le président du groupe UMP au Conseil de Paris entend clore la polémique qui oppose Chantal Jouanno et Rachida Dati.

Pour Jean-François Lamour, la page est tournée. Le président du groupe UMP au Conseil de Paris a souligné vendredi, sur le plateau du "Talk Orange-Le Figaro" que les tensions qui se sont publiquement révélées fin décembre entre Chantal Jouanno et l'eurodéputée Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement, "se sont maintenant calmées". La ministre des Sports, ex-tête de liste UMP aux régionales à Paris, a déclaré ses ambitions pour les prochaines municipales dans la capitale, en "ticket" avec François Fillon s'il devait être candidat. Une ambition parisienne partagée par l'ancienne garde des Sceaux, qui a défendu avec vigueur ce qu'elle juge être son territoire. "Je suis heureux de voir Chantal Jouanno rejoindre notre équipe parisienne", a indiqué Jean-François Lamour. Mais il est encore trop tôt pour parler des municipales", a-t-il jugé. Refusant de s'exprimer sur le souhait de Chantal Jouanno de se présenter au Sénat en septembre ? "c'est à la commission d'investiture de décider" ?, le député de Paris a indiqué qu'il verrait bien la ministre des Sports postuler aux législatives dans une terre de reconquête. "Pourquoi pas dans le XIIe arrondissement", suggère-t-il. Un arrondissement dans lequel la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est fait élire conseillère UMP de Paris en 2008. Mais qu'elle pourrait abandonner pour l'une des nouvelles circonscriptions des Français de l'étranger (Amérique du Nord). S'il ne veut pas encore parler de candidature aux municipales, Jean-François Lamour, proche du Premier ministre François Fillon, juge tout de même qu'en 2014, la droite "a une vraie chance de l'emporter à Paris". Le président du groupe UMP compte pour cela sur le désengagement du maire PS Bertrand Delanoë. "ll s'en fout complètement de Paris et semble visiblement reparti pour un destin national", estime Lamour, qui critique par ailleurs la politique du maire en matière de logements sociaux. "Il avait promis de construire du logement plutôt que d'en produire en achetant dans le parc privé comme il le fait", critique-t-il. Ancien ministre des Sports, Lamour soutient sans hésitation la candidature de l'entrepreneur Charles Beigbeder pour porter la candidature d'Annecy aux JO 2018. "C'est un bon candidat et une bonne nouvelle", explique-t-il. Charles Beigbeder pourrait devenir, lundi, le président du Groupement d'intérêt public (GIP) qui portera le dossier. Il a reçu le soutien de l'Elysée et de Chantal Jouanno. Alors que Jean-Jack Queyranne, président (PS) de Rhône-Alpes, a critiqué un choix "en dehors de toute concertation", Jean-François Lamour a reconnu qu'il "aurait fallu le prévenir". Mais pour lui, la candidature d'Annecy "ne va pas bien, il ne faut pas le nier et il fallait une personne qui rassemble le consensus, susceptible de renverser la vapeur et qui veuille en découdre". Selon lui, Beigbeder, "homme d'affaires au réseau international", peut relever ce défi "très difficile mais pas impossible". "Londres était au fond du trou un an avant l'échéance et cela ne l'a pas empêché de l'emporter, et de l'emporter devant Paris" pour les JO 2012, rappelle-t-il.

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