le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mardi 4 janvier 2011

Interview vidéo de

Nicolas Dupont-Aignan

Président de Debout La République, député de l'Essonne et Maire d'Yerres

Nicolas Dupont-Aignan critique le refus catégorique du chef de l'État d'abandonner l'euro

Le président de Debout la République est candidat déclaré à la présidentielle de 2012.

"En voulant à tout prix sauver l'euro", Nicolas Sarkozy "est solidaire de ce système financier qui est en train d'épuiser les économies européennes et l'économie française", assure Nicolas Dupont-Aignan. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président de Debout la République, candidat déclaré à la présidentielle de 2012, a vivement critiqué le refus catégorique du chef de l'État d'abandonner l'euro. Le député de l'Essonne a affirmé que l'euro surévalué était, plus que le coût du travail, responsable des délocalisations et du chômage en France. "La Suède a le même coût horaire du travail que nous", a argumenté Nicolas Dupont-Aignan. Mais comme ce pays a conservé "sa liberté monétaire" et que "sa monnaie nationale est 30 % moins chère", son économie en bonne santé. "L'automobile française a déjà délocalisé la moitié de sa production", a-t-il ajouté. Et le député de l'Essonne de prédire un futur lugubre où les Français ressembleront à ce personnage "qui se réveille le matin grâce à un réveil coréen, enfile un pantalon chinois, prend sa voiture japonaise... et va à Pôle emploi". Bref, il faut recourir au "protectionnisme", seul moyen de continuer à "produire les produits que l'on consomme". La multiplication des candidatures à droite et au centre en 2012 ne risque-t-elle pas de provoquer "un 21 avril à l'envers", à savoir un deuxième tour opposant le candidat PS et Marine Le Pen ? "Ce qui pourrait provoquer un 21 avril à l'envers", a rétorqué Nicolas Dupont-Aignan, c'est "le désastre politique" que représente selon lui la volonté de s'accrocher à l'euro. Le député de l'Essonne a ajouté que la lutte contre la délinquance représenterait un axe fort de sa campagne. "J'ai déposé une proposition de loi pour supprimer les remises de peines automatiques" accordées aux condamnés, a souligné Nicolas Dupont-Aignan. "J'attends que l'UMP la vote", a-t-il ironisé. Le président de Debout la République a également préconisé de "faire cesser l'immigration massive". Le maire d'Yerres s'est agacé du colloque organisé vendredi à l'Assemblée à l'initiative de François Fillon sur Philippe Séguin, qui fut son mentor à l'époque de la campagne référendaire sur le traité de Maastricht en 1992. "François Fillon a mené la politique de Nicolas Sarkozy, a constaté Nicolas Dupont-Aignan. Ça ne sert à rien de se draper dans les souvenirs, surtout quand on fait la politique inverse de celle de Philippe Séguin." Guillaume Perrault

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