le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

jeudi 9 décembre 2010

Interview vidéo de

Laurent Fabius

Ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime

Primaires: Laurent Fabius lance un "appel au calme"

Invité du "Talk", l'ancien premier ministre s'est dit préoccupé par la crise de l'euro.

Laurent Fabius ne se précipite jamais et il conseille aux autres d'en faire autant. En juin, à la date prévue du dépôt des candidatures pour les primaires socialistes, "on verra bien qui est vraiment candidat" , glisse-t-il, alors que Ségolène Royal s'est lancée dans la bataille des primaires et que Martine Aubry a décidé d'être plus présente sur le terrain. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'ancien Premier ministre a mis en garde ses camarades. "On voit jaillir cent fleurs de précandidats, s'amuse-t-il. Je lance un appel au calme aux nombreuses et aux nombreux précandidats." Pour lui, à dix-sept mois de la présidentielle, "les électeurs ne veulent pas de la pagaille" . Le message s'adresse notamment à tous ceux qui demandent une modification du calendrier. Et, par exemple, à Ségolène Royal, qui expliquait hier sur LCI que la campagne des primaires ne devait pas durer "plus longtemps que la campagne présidentielle". "C'est un excellent conseil, qu'elle devrait s'appliquer à elle-même" , a répondu Laurent Fabius, avec l'humour froid qu'il affectionne. Conclusion: pas touche au calendrier. Une désignation à l'automne 2011, "c'est très raisonnable", assure-t-il. Un sondage LH2 indique cependant que 62% des Français souhaitent que le PS choisisse son candidat plus tôt. Mais pour l'ancien Premier ministre, le PS ne doit pas adopter un calendrier qui puisse gêner le mieux placé des socialistes pour l'emporter en 2012: Dominique Strauss-Kahn. Confiant sur la capacité du PS à choisir le bon candidat, Laurent Fabius est en revanche "très préoccupé" lorsqu'il s'agit d'évoquer la situation de l'Europe. Les menaces qui pèsent sur la monnaie unique sont réelles, estime-t-il. Pour lui, il est urgent d'obtenir une "baisse des taux d'intérêt des obligations" qui permette aux Etats de financer leur dette. Il propose la mise en place "d'un serpent obligataire européen" qui concernerait une partie de celle-ci. Dans ce système, une différence raisonnable serait maintenue entre les Etats vertueux et les autres. Si les taux d'intérêt s'envolent, "aucun pays n'est à l'abri de difficultés", estime l'ancien premier ministre. Nicolas Barotte

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
Soyez le premier à réagir