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L'actualité en interview et vidéo

mardi 30 novembre 2010

Interview vidéo de

François Rebsamen

Sénateur-maire socialiste de Dijon

Rebsamen suggère à Strauss-Kahn de "clarifier la situation" en mars

Pour le sénateur maire de Dijon, la candidature de Royal lance les primaires.

Cette fois, c'est sûr, les primaires auront bien lieu. Au sein même du PS, certains pensaient que ce processus de désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012 n'irait pas à son terme. "La candidature de Ségolène Royal lance vraiment les primaires. Il y avait au sein du PS un certain nombre de personnes qui doutaient. Maintenant on peut répondre : oui, il y aura des primaires", a assuré François Rebsamen mardi lors du "Talk Orange-Le Figaro". Mais le sénateur de Côte-d'Or et maire de Dijon a tout de même posé deux principes pour en assurer le bon déroulement.D'abord, dit-il, "on ne doit pas avoir un calendrier qui écarte un candidat. Pas de calendrier d'empêchement, donc."En clair, le PS doit se montrer suffisamment souple pour permettre à Dominique Strauss-Kahn de revenir s'il le souhaite. "Mais, en même temps, ce calendrier doit permettre d'être en ordre suffisamment tôt", a ajouté François Rebsamen. Selon lui, "il serait bien que (le) candidat ou (la) candidate soit en situation à la rentrée du mois de septembre". Mais, pour cela, il faut auparavant lever l'incertitude sur la décision de DSK. "Je lui suggérerais de clarifier la situation fin mars", propose Rebsamen. Ainsi, de deux choses l'une : soit le directeur général du FMI annonce aux socialistes qu'il ne revient pas, soit il se tait et son silence vaut acte de candidature. "Il a une empathie dans la population, donc ça serait un bon candidat, mais on en a d'autres. (?) On en a quatre qui peuvent battre Nicolas Sarkozy : DSK, qui est au-dessus des sondages, même si, quand on est loin, c'est plus facile ; et il y a François Hollande, Martine Aubry et Ségolène Royal", a-t-il énuméré."Machine à perdre"Encore faut-il réussir à passer l'épreuve des primaires, qui, pour l'instant, donnent le sentiment que le PS s'est doté d'une "machine à perdre". "On ne le saura qu'après, plaisante François Rebsamen. Ce que l'on sait jusqu'à présent, c'est que l'on a perdu sans les primaires." Les socialistes espèrent en tout cas que ce mécanisme permettra de propulser le vainqueur vers l'Élysée en créant un vaste mouvement populaire derrière lui. "Le PS n'est pas aujourd'hui en état de le faire. Il n'a pas assez d'adhérents, et puis il y a des contestations. S'il y avait un ou deux millions de personnes qui venaient voter, ça donnerait un élan. En plus, ces personnes seraient engagées dans la campagne présidentielle", a-t-il expliqué.

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