lundi 29 novembre 2010
Interview vidéo deDéputé-maire UMP du XVe arrondissement de Paris, président de la fédération UMP de Paris
Philippe Goujon ressent "une envie de Fillon" dans la capitale
Le président de la fédération UMP de Paris renouvelle son appel au Premier ministre.
"Je ressens une envie de Fillon à Paris et une très forte adhésion à sa candidature, aussi bien parmi les élus que parmi les Parisiens." Invité hier soir du "Talk Orange-Le Figaro", le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, espère que le Premier ministre "répondra" à l'invitation qu'il lui a lancée "il y a deux ans" de se lancer dans la bataille des municipales, en 2014. Loin de considérer le maintien de François Fillon à Matignon comme un obstacle, le député et maire du XVe arrondissement juge au contraire que c'est "un atout" pour Paris.Réélu ce mois-ci pour un quatrième mandat au sein de la première fédération de France, il juge que "Paris a besoin d'un homme d'État pour diriger la ville et redresser les erreurs du maire", le socialiste Bertrand Delanoë. Celui-ci, selon Philippe Goujon, "se désintéresse de son second mandat, sans souffle, dont on ne retiendra que la hausse des impôts, les embouteillages et la crise du logement" . Il en est sûr: "Aujourd'hui, François Fillon est le meilleur candidat pour l'emporter en 2014." Concernant l'hypothèse Jean-Louis Borloo, Philippe Goujon note qu'aux dernières municipales il n'avait "pas accepté de participer aux primaires" . Il prévient: "Peut-être acceptera-t-il cette fois-ci, mais il devra s'exprimer plus clairement."Mercredi en fin de journée, les parlementaires et maires UMP de Paris seront reçus à l'Élysée par Nicolas Sarkozy. "Nous avons la chance d'avoir un chef de l'État qui s'intéresse aux grands chantiers de Paris", note Goujon en précisant toutefois que "les sujets politiciens" ne seront pas abordés. Alors que des candidatures commencent à émerger pour les sénatoriales, comme celle de la ministre Chantal Jouanno, Philippe Goujon estime que "le mode de scrutin est fait de telle manière à Paris qu'il ne peut en aucun cas y avoir de candidat autoproclamé ou de décisions imposées d'en haut. La décision, dit-il, sera prise de manière collégiale". Pour cette raison, Goujon ne peut "absolument pas" promettre au centriste Yves Pozzo di Borgo qu'il retrouvera son siège de sénateur.
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