vendredi 26 novembre 2010
Interview vidéo deDéputé PS de Paris
Le député se verrait bien en premier secrétaire du PS en 2012, si la gauche remporte la présidentielle.
Interrogé lors du "Talk Orange-Le Figaro" sur son intérêt pour le poste, le député de Paris a répondu : " Oui, je le suis. Mes amis sont intéressés par la présidentielle pour certains, d'autres par le poste de ministre. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui garde la maison".
Mercredi soir sur France 2, Aubry avait assuré que Strauss-Kahn, Royal et elle-même présenteraient "une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre". Seulement voilà, après avoir provoqué la colère des outsiders, François Hollande en tête, Ségolène Royal, l'ex-candidate, a émis des doutes. "Personne ne s'interdit d'être candidat aux primaires, y compris moi", a-t-elle assuré. Face à l'attente des électeurs de gauche, "la réponse du PS ne peut pas être un pacte", a-t-on rajouté dans on entourage. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Jean-Christophe Cambadélis a pris la défense de Martine Aubry en assurant qu'elle était "dans son rôle" en proposant un rassemblement. "Elle doit essayer de faire en sorte que les plus représentatifs de notre parti ne s'affrontent pas. Ça tombe bien, la quasi-totalité d'entre eux sont d'accord pour ne pas s'affronter, a noté le député de Paris, proche de DSK. Ensuite, ceux qui aujourd'hui s'offusquent de ses déclarations sont ceux qui ont peur qu'un candidat soit trop fort et que cela les élimine". Premier visé, François Hollande, qui a vertement dénoncé les propos de la première secrétaire. C'est que les derniers sondages, qui prédisent la victoire de n'importe quel socialiste mais donnent un large avantage à Dominique Strauss-Kahn, ont troublé le jeu. Chacun en tire des conclusions différentes. Les proches de l'ancien premier secrétaire retiennent la percée sondagière de leur champion. "On passe du duopole médiatique DSK-Aubry à un triumvirat DSK-Aubry-Hollande", explique Gérard Le Gall, l'ancien expert ès sondages de Lionel Jospin. Pour les partisans d'Aubry, rien n'a changé : ils soulignent que Royal et Hollande réalisent de mauvais scores au premier tour (18%). "Cette frontière-là, on l'a déjà vécue", souligne François Lamy, bras droit de la première secrétaire, rappelant le souvenir du 21 avril 2002. Pour les proches de Royal au contraire, toutes les cartes sont rebattues : DSK et Aubry ont perdu leur avantage d'être les seuls à pouvoir gagner, dit-on. En aparté, Jean-Christophe Cambadélis note aussi une évolution du débat sur le calendrier des primaires. Alors que jusqu'à présent, Hollande militait pour accélérer le processus, il a baissé d'un ton. "Maintenant qu'il monte, il a besoin de temps", dit-il. La bataille des primaires ne fait que commencer. Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud
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