jeudi 25 novembre 2010
Interview vidéo deMinistre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration
"Autour du président, nous sommes en ordre de marche"
Pour le ministre de l'Intérieur, la famille UMP est "rassemblée"
François Fillon vient d'être reconduit à Matignon. Mais il n'est pas un hyper-premier ministre. C'est ce que Brice Hortefeux suggère sans le dire. Certes, le ministre de l'Intérieur, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", admet que Fillon s'est montré à la fois "convaincant" et "déterminé" mercredi, lorsqu'il a prononcé son discours de politique générale devant les députés. Mais, c'est pour mieux souligner que ce discours était celui d'un "premier ministre qui met en oeuvre la politique voulue par le président de la République", à savoir la maîtrise des déficits, le refus d'augmenter les impôts ou encore la recherche de la sécurité pour tous. A entendre Hortefeux, le maintien de Fillon à Matignon, et la perspective de voir le bail de celui-ci se prolonger jusqu'en 2012, "sauf imprévu" comme l'a dit le président de la République, serait presque un non-événement. D'ailleurs, il ne comprend pas les états d'âme des centristes qui ont le sentiment, avec le départ de Jean-Louis Borloo, des proches de l'ex-ministre de l'Ecologie et d'Hervé Morin, d'avoir été réduits à la portion congrue dans le gouvernement. "Il faut, dit-il, regarder et agir, non pas en ayant les yeux dans le rétroviseur mais en regardant l'avenir". Or, cet avenir est désormais préparé. "Autour du président, nous sommes en ordre de marche", affirme Hortefeux en évoquant "un gouvernement resserré, une famille rassemblée et un parti réorganisé". Le retour en force des ex-RPR ? Il assure que chacun a sa place puisque deux anciens ministres, le libéral Hervé Novelli et le centriste Marc-Philippe Daubresse, ont tout deux été nommés secrétaires généraux adjoints du parti majoritaire. L'arrivée de Jean-François Copé à la tête de l'UMP et son éventuel rôle dans ce parti ? "Je ne suis pas demandeur de titre. Si je peux aider l'UMP au service de notre pays, je le ferai avec plaisir", répond Hortefeux en faisant valoir "son estime et son amitié" pour Copé. Bref, selon Hortefeux, la famille est bel et bien "rassemblée". Ce qui ne veut pas dire, précise-t-il à propos de l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui vient de créer son groupe au Sénat, qu'il faut "être alignés comme autant de petits pois". Reprenant sa casquette de ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux est également revenu sur la délinquance. Et sur Marseille où un jeune a trouvé la mort dans un règlement de comptes la semaine dernière. "Quand il y a un problème nous y répondons tout de suite, dit-il. Notre ligne est la suivante : il n'y a pas de territoire négligé et il n'y a pas de forme de délinquance tolérée". Certes, souligne le ministre, "la délinquance bouge et évolue" et c'est pour cela qu'il ne faut pas qu'il y ait "un maillon faible" dans la chaîne de la sécurité. An. R.
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