mardi 23 novembre 2010
Interview vidéo deDéputé UMP de Meurthe-et-Moselle, secrétaire général du Parti radical
"C'est l'heure de vérité pour les radicaux"
Le numéro 2 du Parti radical préconise "l'indépendance" à l'égard de l'UMP.
"Il faut que les radicaux, les centristes, les républicains sociaux prennent leurs responsabilités, explique Laurent Hénart. C'est à eux de s'organiser. C'est à nous d'être plus forts." Pour le secrétaire général du Parti radical que préside Jean-Louis Borloo, le temps est venu. "C'est l'heure de vérité pour les radicaux", précise-t-il même. Mercredi matin, le parti centenaire, fondateur de l'UMP et qui lui est associé depuis 2002, réunit son bureau national. Au programme, notamment, l'avenir des relations qu'entretiennent les radicaux avec l'UMP. Jean-Louis Borloo, par exemple, est vice-président du conseil national du parti présidentiel et le nouveau secrétaire général, Jean-François Copé, souhaite voir l'ancien ministre de l'Écologie rempiler dans ces fonctions. Mais, sans présager de la décision personnelle de Borloo et de celle, collective, des radicaux, Hénart estime qu'il est "temps de prendre son destin en main". "Il faut que, pour la fin de la législature, on puisse prévoir que le Parti radical soit un allié de l'UMP mais qu'il soit indépendant de cette formation", estime ainsi le député de Meurthe-et-Moselle, en un "v?u personnel". Un voeu que viennent encore conforter les derniers "signes d'une majorité qui se replie sur son aile droitière". Hénart déplore ainsi que la présidence du groupe à l'Assemblée nationale ait échappé au radical Jean Leonetti. "Cela aurait été un signe d'équilibre", explique-t-il. Pour 2012, cependant, Hénart ne se prononce pas pour une candidature centriste. Ni contre, d'ailleurs. Valéry Giscard d'Estaing expliquait mardi matin sur BFM qu'il ne fallait pas un candidat centriste "pour mettre la pagaille", mais qu'il faudrait un candidat "s'il a une représentativité et un programme". Une ligne très UDF à laquelle Laurent Hénart souscrit "complètement".
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