mardi 9 novembre 2010
Interview vidéo deSénateur-maire UMP de Marseille
Gaudin est "prêt" à diriger le groupe UMP du Sénat
Le maire de Marseille veut continuer à "jouer un rôle politique" au niveau national.
"Ami depuis toujours avec Gérard Longuet", auquel il trouve "un talent fou", Jean-Claude Gaudin se verrait bien lui succéder à la présidence du groupe UMP du Sénat si l'ancien ministre de l'Industrie d'Edouard Balladur retournait au gouvernement. Le sénateur des Bouches-du-Rhône a fait son offre de services hier, au "Talk-Orange-Le Figaro", en expliquant: "Si je sens l'affection et l'encouragement des sénateurs, alors je suis prêt à consacrer de mon temps pour aider mes amis sénateurs, pour aider le président Gérard Larcher au Sénat." Nicolas Sarkozy est-il au courant? "Je pense que le président de la République n'a pas besoin que je le lui dise, a souri Jean-Claude Gaudin. Il est au fait de tout." Les fonctions de président de groupe exigent de passer du temps à Paris. "Effectivement, se pose le problème de Marseille, a reconnu son maire. Mais, aujourd'hui, les choses marchent normalement dans mon équipe municipale. J'ai vingt-neuf adjoints, donc le travail est un peu partagé. Et moi, ça me plairait de jouer un rôle ici sur le plan politique auprès de mes amis." Mais que Renaud Muselier, premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, et qui rêve de prendre sa place, n'en tire pas de conclusion précipitée pour les municipales de 2014 : "Je comprends son impatience à jouer un rôle encore plus important à Marseille, mais nous ne pouvons le faire qu'ensemble, a-t-il prévenu. Je dirai dans le courant de l'année 2013 ce que je ferai. Aujourd'hui, je ne m'interdis rien." Discret sur ses propres intentions, le maire ne fait guère mystère de ses préférences en ce qui concerne le futur premier ministre. Pour lui, "François Fillon est inoxydable". "Je l'ai dit au président", a-t-il précisé hier, en racontant?: " En 2004, j'ai vu François Fillon élaborer le projet de Nicolas Sarkozy avec lui, et être toujours en phase. Et j'observe au cours des petits déjeuners où je suis assis à la droite du premier ministre qu'il y a symbiose permanente." Judith Waintraub
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