mardi 21 septembre 2010
Interview vidéo dePrésident PS du conseil régional d'Ile-de-France
Primaires au PS : pour Huchon, "le plus tôt sera le mieux"
Le président socialiste d'Ile-de France se dit assuré qu'il n'y aura "pas d'affrontement".
Jean-Paul Huchon est convaincu que la réconciliation entre Martine Aubry et Ségolène Royal est "durable" parce que "les socialistes ont envie de gagner" et "le peuple aussi". Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président PS de la région Ile-de-France assure qu'il y a "une volonté d'affronter ensemble l'élection présidentielle" et qui "pèse sur tout le monde". "Il n'est pas interdit de penser, a-t-il tenu à préciser, qu'existent de véritables amitiés au sein du Parti socialiste." Question amitié, justement, Jean-Paul Huchon ne cache pas son soutien à Dominique Strauss-Kahn dans le cadre des primaires à venir au sein du PS. L'ancien rocardien regretterait que DSK ne soit pas candidat à ces primaires parce qu'il a "les meilleures chances de l'emporter et de bonnes chances de bien gouverner". Mais si c'était le cas, il soutiendrait Martine Aubry "pour porter les couleurs des socialistes". Quant au calendrier, Huchon pense que "le plus tôt sera le mieux". "J'estime, a-t-il dit, que dans la zone du début de l'année prochaine, il faut des manifestations d'intention plus claires." Huchon est par ailleurs persuadé qu'il n'existe "pas d'arrangement" entre Aubry et DSK au sujet de ces primaires. Mais il est aussi convaincu qu'ils "ne s'affronteront pas" parce que cela n'aurait "pas grand sens". L'affrontement pourra-t-il aussi être évité à Paris, au sein du PS ? Le député de Paris, Jean-Marie Le Guen, a dit, dimanche, son appétence pour briguer la succession du maire PS, Bertrand Delanoë, alors même que sa première adjointe PS, Anne Hidalgo, est déjà sur les rangs. "Il est beaucoup trop tôt pour se prononcer", a évité de trancher Huchon. En attendant, le président de la Région a dénoncé "l'iniquité" de la réforme des retraites, objet de la mobilisation sociale de demain. Mais sur un éventuel référendum, séduisant certains socialistes, Jean-Paul Huchon s'est montré très méfiant. "Les référendums, c'est dangereux, très dangereux. On ne sait jamais comment ça va tourner. Et sur un sujet comme celui-là, d'une assez grande complexité technique et financière, le référendum n'est pas la bonne réponse", a-t-il jugé. Sophie de Ravinel
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