lundi 20 septembre 2010
Interview vidéo deDéputé UMP de la Drôme
Mariton : "L'État ne fonctionne pas de façon optimale"
Pour le député de la Drôme, "Fillon est un Premier ministre de très grande qualité qui se meut dans une feuille de route trop contrainte".
Cultiver sa différence dans la majorité. Le député de la Drôme Hervé Mariton est passé maître dans le difficile jeu d'équilibre entre la critique et le soutien du gouvernement. Longtemps proche de Dominique de Villepin, il a refusé de s'engager, comme ses collègues, dans l'aventure de République solidaire. Ce qui n'interdit pas à l'auteur de "Transmettre pour construire" (Pygmalion, 19,90 euros). de rejoindre l'ancien Premier ministre quand celui-ci critique le fonctionnement du duo président-Premier ministre. "La République est mieux gouvernée quand le président de la République assume complètement sa fonction et le Premier ministre complètement la sienne", a expliqué Hervé Mariton au "Talk Orange-Le Figaro". "François Fillon est un Premier ministre de très grande qualité qui se meut dans une feuille de route trop contrainte. Depuis 2007, les responsabilités du Premier ministre sont très limitées et la machine de l'État ne fonctionne pas de façon optimale", déplore-t-il. "Il faut toujours mettre davantage d'énergie dans le moteur de l'exécutif et dans celui de la majorité, mais je ne pense pas que cela s'apprécie à un changement de premier ministre", estime Mariton. Le député de la Drôme est encore plus sévère à l'encontre des propositions de Brice Hortefeux en matière de justice. "J'ai du mal à imaginer ce que serait une campagne électorale en France pour l'élection des juges d'application des peines et celles des présidents de tribunal correctionnel", explique Mariton. "L'extension des jurys populaires est probablement imaginable. On peut tout à fait mettre davantage de citoyens dans la justice de proximité", propose-t-il plutôt. "Brice Hortefeux, quand il fait ses propositions en tant que responsable politique de l'UMP, c'est intéressant pour le débat. Quand il le fait en tant que ministre de l'Intérieur, ça me chagrine un peu : il y a un ministre de la Justice pour la justice et un ministre de l'Intérieur pour ses compétences." J.-B. G.
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