lundi 13 septembre 2010
Interview vidéo deDéputé PS de Seine-Saint-Denis
Bartolone confirme que le PS rétablira la retraite à 60 ans
Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le député de Seine-Saint-Denis estime que le report à 62 ans crée de "nouvelles inégalités".
Les mêmes mots que Ségolène Royal. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Claude Bartolone a repris exactement les déclarations de l'ex-candidate, jeudi, à propos de la réforme des retraites. "Solennellement, je vous dis oui", a-t-il lancé. Oui, les socialistes, s'ils l'emportent en 2012, rétabliront l'âge légal de départ en retraite à 60 ans. Mais attention, il précise aussitôt : "Pour ceux qui ont leur nombre d'années de cotisation." "Je ne dis pas tout le monde en retraite à 60 ans", ajoute-t-il. "C'est un droit, pas une obligation." C'est cela la subtilité. Le PS ne propose pas la retraite à taux plein à 60 ans. Les socialistes expriment donc une différence avec leurs partenaires communistes qui défendent à l'Assemblée le principe d'une retraite à taux plein. "Si nous étions identiques, il n'y aurait plus de communistes, plus de Verts, plus de socialistes", explique-t-il. Reprenant l'argumentaire du PS, le député de Seine-Saint-Denis a critiqué les propositions de réforme du gouvernement. Pour lui, "il ne faut pas que le fait que la durée de vie augmente produise une nouvelle inégalité". Or le report de l'âge légal à 62 ans "va pénaliser les femmes et ceux qui ont commencé à travailler jeune", a-t-il expliqué. Il a aussi plaidé pour que les "revenus du capital" soient mis à contribution pour financer les retraites. Proche de la première secrétaire Martine Aubry, le député de Seine-Saint-Denis s'est félicité officiellement que Ségolène Royal ait représenté le PS lors de l'émission de France 2, pour répondre au Premier ministre. "C'est l'esprit d'équipe", a-t-il assuré. Ségolène Royal "est là pour renforcer un collectif". La présidente de Poitou-Charentes a défendu la ligne du PS, reprenant les propositions déjà formulées par la numéro un du PS, a-t-il rappelé. "C'est la preuve, par rapport à ce qui avait pu être dit, notamment à propos de Ségolène Royal, qu'il ne pouvait pas y avoir de stratégies à l'extérieur du PS", a-t-il ajouté. N. B.
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