le talk orange - le figaro

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vendredi 10 septembre 2010

Interview vidéo de

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l'Essonne, président de Debout la République

Nicolas Dupont-Aignan prépare sa candidature en 2012

Nicolas Dupont-Aignan poursuit sa route en solo à la tête de sa PME politique. Et il a la présidentielle de 2012 en ligne de mire.

Invité hier du "Talk Orange-Le Figaro", le président de Debout la République a jugé que "ni Dominique de Villepin ni François Bayrou", tous deux adversaires de Nicolas Sarkozy, ne voulaient "remettre en cause le carcan" que représente le traité de Lisbonne. Une façon de justifier par avance une éventuelle candidature en 2012 en se présentant comme le seul candidat authentiquement gaulliste."Ce système ( de l'Union européenne), ils l'ont construit, ils l'ont bâti et ils en sont prisonniers", a ajouté Nicolas Dupont-Aignan en visant la majeure partie de la classe politique. L'université d'été de Debout la République, qui se déroulera à Dourdan (Essonne) d'aujourd'hui à dimanche, aura donc pour objet de "préparer" la prochaine présidentielle.Répondant à la question d'un internaute, le député de l'Essonne a concédé qu'il "appréciait" les positions de Dominique de Villepin "sur l'Otan, l'Afghanistan, la politique étrangère et la justice fiscale" . Mais le président de Debout la République a jugé "ridicule" la déclaration de l'ancien premier ministre concernant la "tache" sur le drapeau français que représenterait l'expulsion des Roms.Nicolas Dupont-Aignan a ajouté que Dominique de Villepin a "réadhéré à l'UMP", tandis que lui-même "a quitté le groupe UMP de l'Assemblée il y a trois ans". "Je pense avoir franchi le Rubicon", a poursuivi le député de l'Essonne. Il n'a toutefois pas exclu de rejoindre un groupe parlementaire qui compterait à la fois les députés villepinistes et François Bayrou, hypothèse souvent évoquée depuis juin. Quinze députés sont nécessaires pour constituer un groupe à l'Assemblée.Le président de Debout la République a sévèrement critiqué Nicolas Sarkozy. " C'est une fausse offensive sécuritaire", s'est-il exclamé au sujet du discours-programme prononcé par le chef de l'État à Grenoble fin juillet. Le parlementaire a jugé que la déchéance de la nationalité pour les personnes naturalisées concernerait "au pire trois cas par an". Pour le député de l'Essonne, il faut "de la suite dans les idées" et "de la cohérence".Nicolas Dupont-Aignan a jugé indispensable de stopper les diminutions d'effectifs dans la police. "Dans mon commissariat, j'ai 20 % d'effectifs en moins", s'est-il exclamé. L'élu souverainiste préconise de "rétablir la double peine" abolie par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. Il souhaite également "supprimer les remises de peine automatiques" et remédier aux "trous" de la chaîne pénale.Le député-maire de Yerres a approuvé l'expulsion des Roms tout en jugeant qu'il s'agissait d'une "apparence". "Il y a beaucoup de caméras, ça plaît, on dit : enfin!", a-t-il commenté. Or, "ces Roms reviennent tout de suite. Il faut rétablir les contrôles aux frontières", ce qui, selon lui, n'implique pas de quitter pour autant l'Union européenne.

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