mercredi 8 septembre 2010
Interview vidéo deDéputé PS de Paris
Jean-Christophe Cambadélis : "Mardi, nous avons eu une manifestation de type Juppé"
Le député de Paris, membre de la direction nationale du PS, était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Jean-Christophe Cambadélis a senti comme un parfum de 1995. À l'époque, la mobilisation syndicale contre la réforme des régimes spéciaux de retraites avait poussé le gouvernement d'Alain Juppé à retirer son projet de loi. "C'est une mobilisation qui commence. Mardi, nous avons eu une manifestation de type Juppé" , a observé le député PS de Paris à l'issue de la journée de manifestation contre la réforme des retraites. "C'est un succès populaire, massif, qui va au-delà des cortèges traditionnels syndicaux. Le gouvernement a eu tort de sous-estimer la mobilisation", a-t-il assuré lors du "Talk Orange-Le Figaro". C'est désormais dans l'enceinte de l'Assemblée nationale que les socialistes vont essayer de faire échec à la réforme. Jean-Christophe Cambadélis veut croire que la forte mobilisation de mardi aura un impact dans l'Hémicycle. "Il faut regarder le fait que les Français ont manifesté partout. Cela va avoir un impact sur les parlementaires de la majorité ", a-t-il noté. Après un court passage avec la direction du parti qui tenait un point fixe le long du cortège, Jean-Christophe Cambadélis a rejoint l'Assemblée pour assister à l'ouverture des débats et au discours d'Éric Woerth. Les socialistes ne sont pas mécontents d'affronter un ministre du Travail affaibli par la polémique Bettencourt. "Éric Woerth n'était pas là. Il a présenté un projet a minima, très technique (?) On avait l'impression qu'il voulait se débarrasser de ça tout de suite, qu'il avait peur de la moindre déclaration d'un député socialiste au premier rang. Il y avait comme un malaise dans l'Hémicycle", a raconté Jean-Christophe Cambadélis. Le député PS compte sur les débats parlementaires pour faire connaître le projet alternatif des socialistes. Un projet qui maintient l'âge légal de départ en retraite à 60 ans. "Nous ferons une réforme qui intégrera cela. Il faudra tout reprendre car rien n'est réglé, a-t-il dit en précisant la position de Dominique Strauss-Kahn sur le sujet. Il a dit que les 60 ans n'étaient ni un dogme ni un tabou." François-Xavier Bourmaud
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