le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mardi 13 juillet 2010

Interview vidéo de

Jean-Marc Ayrault

Député-maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

Voile intégral : Ayrault justifie la position du PS

Il met en avant des désaccords sur certains aspects de la loi.

«La burqa est une régression, elle n'est pas conforme à nos valeurs.» Invité du «Talk Orange-Le Figaro», Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a rappelé que le PS était opposé à la burqa. Il a justifié la non-participation au vote de son groupe, à quelques exceptions près, hier à l'Assemblée. «Il y a des désaccords (avec le gouvernement) sur les conditions d'écriture de la loi », a expliqué Jean-Marc Ayrault. Il aurait aimé que le gouvernement trouve un consensus sur ce sujet. «Nous avons besoin de concorde républicaine », a-t-il ajouté. Mais en aparté, le député maire de Nantes estime qu'il y a peu de chance que ça arrive. Le débat sur l'interdiction du voile intégral n'a pas occulté les suites de l'affaire Woerth-Bettencourt. Réagissant à l'intervention du chef de l'État, Jean-Marc Ayrault a estimé positif que Nicolas Sarkozy ait ouvert le débat sur la notion de conflit d'intérêt, en annonçant la création d'une commission pluraliste sur le sujet. «Sur ce point l'opposition a eu raison » d'interpeller le gouvernement et le chef de l'État «et quelque part elle a fait bouger les lignes », s'est-il félicité. Il souhaite que «cette commission d'enquête soit ouverte à tous les partis », qu'elle soit «parlementaire » et «pluraliste ». Il faut «éviter toute complaisance à l'égard du pouvoir exécutif », a expliqué Jean-Marc Ayrault, en demandant que l'affaire soit confiée à un juge indépendant, afin que les Français puissent avoir «confiance dans leur justice ». Dernier sujet d'actualité, la réforme des retraites. Le député maire de Nantes tient à défendre le droit au départ à 60 ans pour les ouvriers, mais il concède que les «autres devront travailler plus longtemps » du fait des contraintes démographiques. À ses yeux, le financement des retraites n'est pas garanti dans la durée, puisqu'Éric Woerth a annoncé un nouveau rendez-vous en 2018. Ce qui revient pour Jean-Marc Ayrault à un «report des injustices ». Sara Cherel

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