mercredi 16 juin 2010
Interview vidéo deSecrétaire nationale du PCF
Buffet face au casse-tête de 2012
La secrétaire nationale du PC n'exclut pas une "candidature de rassemblement"
"Une réforme comme ça, dans quatre ans on la recommence!" Secrétaire nationale du PCF jusqu'à dimanche, Marie-George Buffet a fustigé, hier au Talk Orange Le Figaro, une réforme des retraites "idéologique", "injuste" et "inefficace". "On vaut casser l'idée que les hommes et les femmes ont le droit au temps libre et au repos. La retraite, c'est pas la charité que nous fait le patronat, c'est un droit acquis parce qu'on a créé des richesses", a lancé celle qui devrait être remplacée par Pierre Laurent à lors du 35e congrès du PCF, ce week-end. Celle qui restera comme la première femme a avoir dirigé le PCF, a indiqué qu'il était " possible" de partir à 60 ans à taux plein. Pour le "prouver", les députés PCF s'apprêtent à déposer une proposition de loi. "Trois propositions parmi les dix" du texte: "faire cotiser les revenus financier à 9,9% ce qui rapporte plus de trente milliards d'Euros" mais aussi "supprimer les exonérations de cotisations patronales ce qui rapporte trente milliards" et surtout "développer l'emploi" car "100.000 chômeurs en moins c'est deux milliards qui rentrent dans les caisses de retraite". Elle a en outre jugé "vraiment cosmétiques" les mesures proposées hier par le ministre du travail Éric Woerth sur la taxation du capitale et des hauts revenus. "Ce qui a été proposé ne rapporte que 600 millions", a-t-elle indiqué. "On ne touche pas beaucoup au plus riche. En revanche, on fait la poche des plus modestes, des fonctionnaires en particulier".La secrétaire nationale qui dirige le PCF depuis 9 ans a avoué une certaine "émotion" à l'idée de quitter son poste. Mais elle a souligné "le besoin de renouvellement" et "d'idées nouvelles". Marie-George Buffet, qui a recueilli 1,93% des voix en 2007 a reconnu que le PCF a "du mal a traiter cette question de la présidentielle, ce bipartisme, cette personnalisation de la vie politique!" Elle regrette de n'avoir pas réussi à construire "une candidature de rassemblement" cette année là et "espère" que cela se fera en 2012. Pas de tabou sur "un candidat de rassemblement" du Front de Gauche qui soit ou non issu du PCF "si on arrive à construire un programme partagé", alors que Jean-Luc Mélenchon, président du parti de gauche, se dit disponible. Quand aux deux cents élus et militants qui ont quitté le PCF récemment, elle a lancé en leur tendant "les bras": " ce n'est pas au moment où l'on innove qu'il faut partir".
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