le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

lundi 31 mai 2010

Interview vidéo de

Bernard Accoyer

Président UMP de l'Assemblée nationale

Le report de l'âge légal de départ à la retraite se fera "très progressivement".

Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président de l'Assemblée nationale a réaffirmé que les députés feront aussi "un effort supplémentaire".

Bernard Accoyer a qualifié de "dérapage" et de "dérive" empreinte "d'une certaine violence" les attaques de Martine Aubry contre Nicolas Sarkozy qu'elle a comparé à l'escroc Bernard Madoff. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président de l'Assemblée nationale a ajouté : "Je trouve toujours désolant que quand on n'a rien à opposer aux idées, on s'en prenne aux hommes. "Interrogé sur la volonté de dialogue affichée dimanche soir par le patron du MoDem, François Bayrou, le député de Haute-Savoie s'est félicité : "Toutes les bonnes volontés sont à prendre. Le président de la République et François Bayrou se parlent. On ne peut que s'en réjouir. "Accoyer a rappelé que l'électorat centriste a, selon lui, " toujours été à droite". Plus présent dans les médias qu'à son habitude, Bernard Accoyer, auteur d'un livre destiné à combattre les "Idées reçues" sur les députés trop dépensiers (aux éditions du Cavalier Bleu), a souligné qu'il était "très attentif aux économies". Il a précisé que dès son élection au "perchoir", en 2007, il avait décidé que la dotation de l'État à l'Assemblée nationale n'augmenterait pas pendant la mandature. Ce qui représentera au total 150 millions d'économies sur les cinq années de la législature. En outre, Bernard Accoyer a réaffirmé qu'au nom de "l'équité", les députés feraient "un effort supplémentaire" pour réformer leur régime de retraites. Sur la réforme elle-même, Accoyer a précisé que le report de l'âge légal de départ à la retraite aurait lieu "très progressivement, tout au plus trois mois par an". "Ce sont des exigences pour aller vers un meilleur équilibre de la branche vieillesse", a-t-il ajouté. Le président de l'Assemblée a surtout critiqué le contre-projet du PS, qui prévoit de financer la réforme des retraites par de nouveaux impôts. "Si on crée des impôts nouveaux, on tue le principe même de la retraite par répartition qui constitue notre socle républicain. Les mesures fiscales sont largement insuffisantes", a-t-il insisté. Accoyer a aussi rappelé que le Conseil d'orientation des retraites (COR), créé par Martine Aubry, alors ministre de l'Emploi et de la Solidarité, avait prévu en 2030 un déficit du régime vieillesse qui est déjà atteint aujourd'hui. Interrogé sur la candidature de Nicolas Sarkozy en 2012, le député savoyard a estimé que le chef de l'État "est totalement centré sur les tâches considérables qui l'accaparent dans un contexte de crise" et qu'il "n'est pas dans les manoeuvres politiques". Sophie Huet

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