le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mercredi 26 mai 2010

Interview vidéo de

Jean-Luc Mélenchon

Eurodéputé et président du Parti de gauche

Mélenchon se rêve "en tête de toute la gauche" en 2012

Le député européen appelle Martine Aubry à "tenir bon" et préfère qu'elle "se mélenchonise plutôt qu'elle se strauss-kahnise".

"Je préfère que Martine Aubry se mélenchonise plutôt qu'elle se strauss-kahnise !" Jean-Luc Mélenchon, au "Talk Orange-Le Figaro", a transformé à sa manière la critique du ministre du Travail, Éric Woerth, pour qui la première secrétaire du PS "se mélenchonise" en adoptant sur la réforme des retraites des positions "de plus en plus à gauche". Le président du Parti de gauche a même conseillé à Martine Aubry de "tenir bon". "C'est une devise mitterrandiste", a-t-il tenu à préciser alors que mercredi, Nicolas Sarkozy a pointé du doigt la responsabilité directe de François Mitterrand pour avoir baissé l'âge de la retraite de 65 à 60 ans. "C'est le retour de Nicolas Sarkozy chef de guerre de la droite, a-t-il jugé en rappelant que, la retraite à 60 ans ça a été des décennies de luttes, de pétitions et de luttes syndicales qui ont abouti en 1981". "Le programme commun, a-t-il ajouté en défense de François Mitterrand, a été pour nous, la gauche, le plus grand événement transformateur de la société que nous ayons vécu au XXe siècle". Au sujet des retraites, le député européen estime que "la seule solution passe par la contribution de tous les revenus du pays, les revenus financiers et les revenus des très riches". Quant à Dominique Strauss-Kahn, il estime que, "quand on est Français et de gauche, et qu'on est directeur général du FMI, c'est qu'il y a un problème". "Si c'est celui-là que les socialistes choisissent comme candidat du PS à la présidentielle, ils vont avoir des problèmes avec nous, l'autre gauche", a-t-il prévenu en ajoutant : "On représente au moins 10% du corps électoral français et si on me suit cela fera beaucoup plus." Le président du Parti de gauche croit même possible que l'autre gauche soit "en tête de toute la gauche comme cela s'est vu dans toute l'Amérique latine". "Cela peut paraître incroyable, a-t-il reconnu, sauf si les événements deviennent tumultueux" du fait de la crise économique. Pour autant, Jean-Luc Mélenchon, allié du Parti communiste au sein du Front de gauche, préfère ne pas dire ses ambitions pour 2012. "Si vous me désignez comme candidat, vous allez me faire avoir des problèmes avec les communistes", a-t-il plaisanté en indiquant : "Les communistes veulent prendre leur temps. On va respecter leur rythme mais on aura aussi le nôtre." Sophie de Ravinel

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